Frise chronologique
1927-1928
Première phase de construction
Première phase de construction
1927-1928 (≈ 1928)
Cinéma, salles de jeu, piscine, terrains de sport.
1930-1931
Seconde phase de construction
Seconde phase de construction
1930-1931 (≈ 1931)
Restaurant, salon, salle de baccara ajoutés.
1948
Réouverture post-guerre
Réouverture post-guerre
1948 (≈ 1948)
Restauration après dommages de la Seconde Guerre.
1969
Retour à la propriété municipale
Retour à la propriété municipale
1969 (≈ 1969)
Rachat par la ville après période d’incertitude.
18 décembre 1991
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
18 décembre 1991 (≈ 1991)
Protection des façades, toitures et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
A l'extérieur : façades et toitures du Sporting Casino et les deux pavillons carrés, mur de clôture et sa pergola, portail, deux frontons, gradins, piscine ; à l'intérieur : escalier central, salon-bar, salle de baccara et salle de restaurant avec leur décor (cad. A 164, 166) : inscription par arrêté du 18 décembre 1991
Personnages clés
| Henri Godbarge - Architecte |
Concepteur du bâtiment, défenseur du style néobasque. |
| Louis Gomez - Architecte |
Collaborateur pour la structure et les détails. |
| Benjamin Gomez - Décorateur et architecte |
Responsable des intérieurs et ameublements. |
| Lucien Danglade - Sculpteur |
Auteur des bas-reliefs (pelote, lutteurs). |
| Suzanne Labatut - Peintre |
Autrice des fresques murales (pins, lac d’Hossegor). |
Origine et histoire
Le Sporting Casino de Soorts-Hossegor, construit entre 1927 et 1932, est un édifice emblématique de la côte landaise, alliant casino et complexe sportif. Conçu par les architectes Henri Godbarge et Louis Gomez, avec le décorateur Benjamin Gomez, il incarne le style néobasque revisité avec des influences Art déco. Ce bâtiment en béton armé, novateur pour l'époque, intègre des équipements variés : salles de jeu, cinéma, dancing, piscine, courts de tennis, et frontons de pelote basque. Il symbolise l’évolution des stations balnéaires dans les années 1920-1930, où les sports et loisirs deviennent centraux pour les villégiateurs.
Partiellement endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, le casino est restauré et rouvre en 1948. Son avenir est incertain entre 1966 et 1969, avant de redevenir propriété municipale. Depuis, des travaux de modernisation ont permis de préserver son activité. L’édifice est inscrit aux Monuments historiques en 1991 pour ses façades, toitures, décors intérieurs (escalier, salon-bar, salle de baccara) et éléments extérieurs (piscine, gradins, frontons).
L’architecture du Sporting Casino marque un manifeste du néorégionalisme, mêlant motifs traditionnels basques et landais à une esthétique moderne. Henri Godbarge y démontre que les éléments vernaculaires (bois rouge, murs blancs, toits pentus) peuvent s’adapter à un grand édifice. Les frères Gomez soignent les intérieurs, tandis que le sculpteur Lucien Danglade réalise des bas-reliefs représentant des joueurs de pelote et des lutteurs. Les peintures murales de Suzanne Labatut, évoquant pins maritimes et lac d’Hossegor, renforcent l’ancrage local.
Le complexe s’organise autour de deux ailes perpendiculaires encadrant les terrains de sport, avec des gradins en tribunes pour les spectateurs. L’accès diagonal, souligné par un escalier monumental, met en valeur la perspective du bâtiment. Initialement construit pour la Société Immobilière et Artistique d’Hossegor, puis pour la Société des Hôtels et Bains de Mer, il illustre l’ambition touristique de la station. Parmi les quatre casinos de la côte landaise (avec Biscarrosse, Mimizan et Capbreton), il se distingue par son programme hybride, associant divertissements classiques et équipements sportifs innovants.
Les altérations post-Seconde Guerre mondiale ont modifié certains espaces, comme la suppression du cinéma-dancing. Malgré ces transformations, le Sporting Casino reste un témoignage majeur de l’architecture balnéaire des années 1930, reflétant l’évolution des pratiques de villégiature. Son inscription aux Monuments historiques protège aujourd’hui un patrimoine à la fois ludique, sportif et artistique, indissociable de l’identité d’Hossegor.