Origine et histoire
Le stade Geoffroy-Guichard, situé à Saint-Étienne, a été inauguré le 13 septembre 1931. Il est né de l’initiative de Geoffroy Guichard, fondateur des magasins Casino, qui acheta un terrain de 40 000 m2 pour y construire une enceinte sportive. À l’origine, le stade était omnisports, avec une piste d’athlétisme et des terrains annexes pour le basket et le volley, et pouvait accueillir 10 000 spectateurs.
La construction débuta en 1930 sur des plans des architectes stéphanois Thierry Meyer et Michael Saidoun. Le terrain, ancien dépotoir, fut nivelé et recouvert de 11 000 m3 de matériaux pour le rendre imperméable. La tribune principale, de 1 000 places, fut financée par une souscription publique ayant récolté 600 000 francs en dix jours. L’inauguration eut lieu lors d’un match contre l’AS Cannes, suivi de compétitions d’athlétisme et d’un match de rugby.
En 1936, les buttes en terre derrière les buts furent aménagées en tribunes populaires, et en 1938, une deuxième tribune latérale fut construite, portant la capacité à 15 000 places. Le stade fut agrandi à plusieurs reprises, notamment pour l’Euro 1984, où sa capacité atteignit 48 000 places. En 1998, il fut entièrement rénové pour la Coupe du monde, avec des tribunes assises et des équipements modernes.
Geoffroy Guichard céda le stade à une SCI en 1957, puis à la ville de Saint-Étienne en 1965 pour 135 millions de francs. Depuis 2001, il est géré par Saint-Étienne Métropole. Les dernières rénovations, pour l’Euro 2016, ont porté sa capacité à 41 965 places et modernisé ses infrastructures, tout en préservant son surnom emblématique de « Chaudron ».
Le stade a accueilli des événements majeurs comme des matchs de l’équipe de France, des concerts (Bruce Springsteen, Johnny Hallyday), et des compétitions internationales (Coupe du monde de football 1998, Euro 2016, Coupe du monde de rugby 2007 et 2023). Il reste un symbole du football français et de la culture sportive stéphanoise.
Architecturalement, le stade se compose de quatre tribunes nommées Charles Paret, Jean Snella, Pierre Faurand et Henri Point. La tribune Jean Snella a abrité un toit en plexiglas entre 1983 et 2012. Les rénovations successives ont permis d’ajouter des loges, des espaces VIP, et des équipements high-tech comme un système de pelouse chauffante et éclairée pour l’Euro 2016.