Station de potiers gallo-romains à La Villeneuve-au-Châtelot
Station de potiers gallo-romains à La Villeneuve-au-Châtelot dans l'Aube
Patrimoine classéVestiges Gallo-romainAtelier de potier
Station de potiers gallo-romains à La Villeneuve-au-Châtelot
Le Moulinois
10400 La Villeneuve-au-Châtelot
Propriété privée
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
…
1900
2000
Début du règne d'Auguste
Début de la production
Début de la production Début du règne d'Auguste (≈ 500)
Production initiale de céramique gallo-belge en terra nigra.
1937
Classement historique
Classement historique 1937 (≈ 1937)
Le site est classé au titre des monuments historiques.
1936-1984
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1936-1984 (≈ 1960)
Période de fouilles ayant révélé 18 fours et divers vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Station de potiers gallo-romains (cad. B 322 à 325) : classement par arrêté du 23 septembre 1937
Origine et histoire de la Station de potiers gallo-romains
La station de potiers gallo-romains de La Villeneuve-au-Châtelot est un site archéologique situé sur la commune éponyme, dans le département de l'Aube (région Grand Est). Il occupe environ un hectare de part et d'autre d'une voie romaine qui franchit la Seine toute proche et se trouve à quelques kilomètres de la côte d'Île-de-France et de ses carrières d'argile. Cette situation, offrant un approvisionnement en argile, bois et eau ainsi que des voies de communication par route et rivière, explique en partie l'ampleur de l'atelier. Avec 18 fours dégagés, il constituait en 2003 le plus important atelier de potiers gallo-romains découvert dans le sud‑ouest champenois. Les fouilles, menées de 1936 à 1984 avec des interruptions, ont conduit au classement du site au titre des monuments historiques dès 1937. Outre les fours, les vestiges comprennent des fossés de drainage, une fosse de décantation de l'argile, des aires de séchage probables, des emplacements de hangars, des caves partiellement maçonnées et douze puits atteignant la nappe phréatique. Les rejets de cuisson utilisés en remblais ont livré un abondant mobilier archéologique, dont quelques vases complets. Le site débute par la production d'une céramique gallo-belge en terra nigra au début du règne d'Auguste, remplacée progressivement à partir de l'époque flavienne par une céramique grise sombre et rugueuse. Les formes fabriquées — plats, marmites, écuelles, vases, bouteilles et cruches, ainsi que lampes et bougeoirs — présentent des décors de lignes tracées au peigne; la diversité des formes est notable mais leur évolution reste limitée dans le temps. Les productions de La Villeneuve-au-Châtelot ont une large diffusion régionale, notamment à Troyes et jusqu'à Reims. Le site n'est plus en activité aux IIIe et IVe siècles.