Frise chronologique
1864
Inauguration de la statue
Inauguration de la statue
1864 (≈ 1864)
Œuvre de Bartholdi sur le Champ-de-Mars.
9 septembre 1940
Destruction par les Allemands
Destruction par les Allemands
9 septembre 1940 (≈ 1940)
Statue renversée pendant l’annexion.
7 août 1946
Classement monument historique
Classement monument historique
7 août 1946 (≈ 1946)
Protection officielle de la statue.
1958
Restauration post-Libération
Restauration post-Libération
1958 (≈ 1958)
Travaux de Porte et Choain.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Statue de l'amiral Bruat, à l'exception du socle : classement par arrêté du 7 août 1946
Personnages clés
| Armand Joseph Bruat - Amiral et sujet du monument |
Marin colmarien mort en 1855. |
| Auguste Bartholdi - Sculpteur de la statue |
Auteur natif de Colmar. |
| Hercule de Peyerimhoff - Maire de Colmar (1809–1890) |
Commanditaire du monument en 1864. |
| Michel Porte - Architecte restaurateur |
A travaillé sur le socle en 1958. |
| Gérard Choain - Sculpteur restaurateur |
Reconstitution des figures allégoriques en 1958. |
Origine et histoire
La statue de l'amiral Bruat à Colmar est une sculpture en bronze réalisée par Auguste Bartholdi, inaugurée le 21 août 1864. Elle rend hommage à Armand Joseph Bruat (1796–1855), un amiral natif de Colmar, mort en mer après une carrière marquée par des exploits coloniaux. Le monument, commandé par le maire Hercule de Peyerimhoff, fut financé grâce au bronze de canons capturés par Bruat. La statue, classée monument historique en 1946, se dresse sur le Champ-de-Mars, entourée d’un bassin en grès rose des Vosges et de figures allégoriques représentant les continents explorés par l’amiral : l’Asie, l’Afrique, l’Océanie et l’Amérique.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la statue fut renversée par les autorités allemandes le 9 septembre 1940, en même temps que celle du général Rapp située à proximité. Après la Libération, elle fut restaurée en 1958 par l’architecte Michel Porte et le sculpteur Gérard Choain, mais les têtes originales des figures allégoriques, disparues, furent remplacées. Les têtes d’origine sont aujourd’hui conservées au musée Bartholdi à Colmar. Le socle porte des inscriptions rappelant les campagnes militaires de Bruat, comme la prise de Sébastopol ou ses expéditions aux îles Marquises.
Une particularité historique lie ce monument à Albert Schweitzer : la tête de la figure allégorique représentant l’Afrique aurait inspiré sa vocation de médecin en Afrique. À l’origine, le monument comprenait une fontaine dont l’eau jaillissait des gueules de quatre monstres marins, un détail aujourd’hui disparu. La partie architecturale du socle fut conçue par Michel Porte, tandis que la statue elle-même, haute de 3,1 mètres, reste un symbole de la fierté locale et de l’héritage colonial français.
Classée au titre des monuments historiques depuis le 7 août 1946, la statue (à l’exclusion de son socle) est la propriété de la commune de Colmar. Elle témoigne à la fois du talent de Bartholdi, sculpteur colmarien mondialement connu pour la Statue de la Liberté, et de l’histoire mouvementée de l’Alsace, marquée par les conflits franco-allemands. Le monument, restauré après les destructions de la guerre, continue de dominer le Champ-de-Mars, rappelant le passé maritime et militaire de la région.