Frise chronologique
1849
Proposition de la statue à Bastia
Proposition de la statue à Bastia
1849 (≈ 1849)
Bartolini offre la statue à la ville.
15 juin 1854
Inauguration de la statue
Inauguration de la statue
15 juin 1854 (≈ 1854)
Érection sur la place Saint-Nicolas.
2e moitié du XIXe siècle
Aménagements de la place
Aménagements de la place
2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Comblement de l’anse du Fangu.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument commémoratif en totalité, y compris son socle et son emmarchement (cad. non cadastré, domaine public) : classement par arrêté du 25 février 2010
Personnages clés
| Lorenzo Bartolini - Sculpteur florentin |
Auteur de la statue de Napoléon. |
| Elisa Bonaparte - Sœur de Napoléon Ier |
Commanditaire initial de la statue. |
| Napoléon III - Empereur des Français |
Facilita l’acquisition par Bastia. |
Origine et histoire
La statue de Napoléon Ier à Bastia est une œuvre du sculpteur florentin Lorenzo Bartolini. Commandée initialement par Elisa Bonaparte, sœur de Napoléon, pour orner sa résidence en Toscane, le projet fut abandonné. En 1849, un an avant sa mort, Bartolini proposa la statue à la ville de Bastia. L’avènement de Napoléon III facilita son acquisition, et elle fut inaugurée le 15 juin 1854 sur la place Saint-Nicolas, cœur historique de la ville.
La statue représente Napoléon avec les attributs de Jupiter, bien qu’on dise souvent qu’il est figuré en empereur romain. Elle s’inscrit dans un ensemble monumental de la place, qui inclut aussi un monument aux morts et un kiosque à musique. La place Saint-Nicolas, aménagée dès le XVIIIe siècle, devint un lieu emblématique de Bastia, marqué par des transformations urbaines majeures, comme le comblement de l’anse du Fangu à la fin du XIXe siècle.
La place, bordée de palmiers centenaires et de bâtiments remarquables comme les palazzi d’americani, est un lieu de rassemblement et de mémoire. La statue de Napoléon, par son histoire et son symbolisme, renforce le lien entre Bastia et l’héritage impérial. Elle témoigne aussi des échanges culturels entre la Corse et l’Italie, via l’œuvre de Bartolini, et de l’importance de la famille Bonaparte dans l’histoire locale.