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Statue Notre-Dame de France du Puy En Velay au Puy-en-Velay en Haute-Loire

Patrimoine classé Patrimoine urbain Statue

Statue Notre-Dame de France du Puy En Velay

  • Rocher Corneille
  • 43000 Le Puy-en-Velay
43000 Le Puy En Velay, Rocher Corneille

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1850
Naissance du projet
5 mars 1853
Création du comité
8 novembre 1853
Choix du modèle
septembre 1855
Don de Napoléon III
mars 1856 - 1860
Fonte et assemblage
12 septembre 1860
Bénédiction solennelle
1997
Classement MH
2012
Restauration complète
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Xavier de Ravignan - Prédicateur jésuite Initiateur du projet en 1850
Théodore Combalot - Abbé Relaya l’idée auprès du diocèse
Auguste de Morlhon - Évêque du Puy Promeut et bénit la statue
Jean-Marie Bonnassieux - Sculpteur lauréat Auteur de la maquette retenue
Napoléon III - Empereur Offrit la fonte des canons
Maréchal Pélissier - Militaire Inspira le don des canons

Origine et histoire de la Statue Notre-Dame de France

La statue Notre-Dame de France est une œuvre colossale en fonte, conçue par Jean-Marie Bonnassieux entre 1856 et 1860. Elle fut réalisée à partir de 150 tonnes de métal provenant des canons russes capturés lors du siège de Sébastopol (1855), offerts par Napoléon III. La Vierge à l’Enfant, haute de 16 mètres, surplombe la ville du Puy-en-Velay depuis le rocher Corneille, un neck basaltique culminant à 757 m d’altitude. Son piédestal en arkose, ajouré d’un escalier de 33 marches, abrite un intérieur creux accessible par 58 marches en colimaçon, menant jusqu’à la couronne de la Vierge.

L’idée du monument naît en 1850 sous l’impulsion du jésuite Xavier de Ravignan et de l’abbé Théodore Combalot, relayée par l’évêque Auguste de Morlhon. Un concours européen est lancé en 1853, attirant 53 maquettes dont celle de Bonnassieux, retenue à l’unanimité. La souscription publique et le don impérial permirent de financer l’œuvre, bénie solennellement le 12 septembre 1860 devant 120 000 fidèles. La statue, classée en 1997, fut restaurée en 2012 et reste le site le plus visité de Haute-Loire.

Symbole de piété et de victoire militaire, la statue incarne aussi une prouesse technique : sa structure autoporteuse, composée de 100 pièces boulonnées, pèse 835 tonnes. Les détails anatomiques sont impressionnants (pieds de 1,92 m, main de l’Enfant-Jésus de 1,56 m). Une légende tenace, démentie, prétend que Bonnassieux se suicida après une erreur de positionnement de l’Enfant. En réalité, il mourut à Paris en 1892, à 81 ans.

Le rocher Corneille, site géologique remarquable, fut choisi pour son altitude et sa visibilité. Le piédestal, en pierre de Blavozy, supporte une plateforme offrant un panorama sur la ville et les montagnes environnantes. L’accès à la couronne, longtemps interdit, fut rouvert en 2013 après la pose d’un dôme translucide. Chaque niveau propose des ouvertures sur les paysages, renforçant le lien entre le monument et son territoire.

La statue s’inscrit dans un contexte de renouveau marial au XIXe siècle, marqué par des réalisations colossales comme celle de Fourvière à Lyon. Au Puy, haut lieu de pèlerinage médiéval, elle ravive une tradition de dévotion à la Vierge, tout en célébrant la modernité industrielle (fonte, assemblage métallique). Son financement participatif et son inauguration fastueuse illustrent l’enthousiasme populaire et clérical de l’époque.

Liens externes

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