Frise chronologique
Ve–Ier siècle av. J.-C.
Érection protohistorique
Érection protohistorique
Ve–Ier siècle av. J.-C. (≈ 51 av. J.-C.)
Stèle dressée durant le second Âge du fer.
Années 1950
Découverte archéologique
Découverte archéologique
Années 1950 (≈ 1950)
Signalée par Merlat et Pape.
23 janvier 1956
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 janvier 1956 (≈ 1956)
Inscrite comme « borne milliaire ».
1981
Redressement et socle
Redressement et socle
1981 (≈ 1981)
Installation sur un socle rectangulaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Borne milliaire de Quillidien dite Croaz-ar-Peulven (cad. B 3) : inscription par arrêté du 23 janvier 1956
Personnages clés
| Pierre Merlat - Archéologue |
A signalé la stèle en 1957. |
| Louis Pape - Archéologue |
Co-découvreur, hypothèse de déplacement antique. |
| Michelle Le Brozec - Archéologue |
Étude des stèles de l’Âge du fer (1998). |
| Marie-Yvane Daire - Archéologue |
Co-autrice de l’étude sur les stèles (1998). |
Origine et histoire
La stèle de Croas ar Peulven, aussi appelée borne milliaire de Quillidien, est une pierre cylindrique de l’Âge du fer, réemployée à l’époque romaine comme borne routière supposée. Située à Plouigneau (Finistère), elle mesure 2,91 m de haut et pèse près de 3 tonnes. Taillée dans du granite du Ponthou, elle présente une incision rectangulaire sur son flanc nord-ouest, mais aucune inscription lisible n’a été identifiée, malgré des mentions erronées dans certains recueils épigraphiques comme le CIL.
La stèle a été découverte dans les années 1950 par les archéologues Pierre Merlat et Louis Pape, lors d’un recensement des bornes itinéraires romaines sur le territoire des Osismes. Longtemps couchée dans un fossé près du hameau de Croas ar Peulven, elle fut redressée en 1981 et scellée sur un socle, après son inscription aux Monuments Historiques en 1956. Son emplacement exact, entre les lieux-dits Quillidien et Keranfors, a suscité des débats en raison des remembrements et de la construction d’une voie rapide à proximité.
Datée du second Âge du fer (Ve–Ier siècle av. J.-C.), la stèle est associée à des pratiques funéraires protohistoriques, bien que son usage initial reste incertain. Sa réutilisation comme borne milliaire romaine est une hypothèse liée à sa proximité avec des voies antiques, notamment celle reliant Morlaix à Corseul (via Yffiniac) ou une route secondaire vers Carhaix–Plestin-les-Grèves. Des fragments de tegulae (briques romaines) retrouvés à Prat Allan et Langonaval appuient cette théorie, bien que la Carte archéologique de la Gaule ne valide que partiellement ces trajets.
Une autre hypothèse suggère que la pierre, couchée, aurait pu servir de socle à une croix christianisée, bien que cette théorie soit peu documentée. Aujourd’hui, la stèle est protégée comme propriété communale et classée au titre des Monuments Historiques. Son étude repose sur les travaux de Merlat, Pape, et des archéologues comme Michelle Le Brozec et Marie-Yvane Daire, qui l’ont rattachée aux stèles de l’Âge du fer du Trégor finistérien.