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Stèle de Croas ar Peulven à Plouigneau dans le Finistère

Patrimoine classé Borne milliaire Stèle

Stèle de Croas ar Peulven à Plouigneau

    1976 Route d'Encremer
    29610 Plouigneau
Propriété de la commune
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1900
2000
Ve–Ier siècle av. J.-C.
Érection protohistorique
Années 1950
Découverte archéologique
23 janvier 1956
Classement Monument Historique
1981
Redressement et socle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Borne milliaire de Quillidien dite Croaz-ar-Peulven (cad. B 3) : inscription par arrêté du 23 janvier 1956

Personnages clés

Pierre Merlat - Archéologue A signalé la stèle en 1957.
Louis Pape - Archéologue Co-découvreur, hypothèse de déplacement antique.
Michelle Le Brozec - Archéologue Étude des stèles de l’Âge du fer (1998).
Marie-Yvane Daire - Archéologue Co-autrice de l’étude sur les stèles (1998).

Origine et histoire

La stèle de Croas ar Peulven, aussi appelée borne milliaire de Quillidien, est une pierre cylindrique de l’Âge du fer, réemployée à l’époque romaine comme borne routière supposée. Située à Plouigneau (Finistère), elle mesure 2,91 m de haut et pèse près de 3 tonnes. Taillée dans du granite du Ponthou, elle présente une incision rectangulaire sur son flanc nord-ouest, mais aucune inscription lisible n’a été identifiée, malgré des mentions erronées dans certains recueils épigraphiques comme le CIL.

La stèle a été découverte dans les années 1950 par les archéologues Pierre Merlat et Louis Pape, lors d’un recensement des bornes itinéraires romaines sur le territoire des Osismes. Longtemps couchée dans un fossé près du hameau de Croas ar Peulven, elle fut redressée en 1981 et scellée sur un socle, après son inscription aux Monuments Historiques en 1956. Son emplacement exact, entre les lieux-dits Quillidien et Keranfors, a suscité des débats en raison des remembrements et de la construction d’une voie rapide à proximité.

Datée du second Âge du fer (Ve–Ier siècle av. J.-C.), la stèle est associée à des pratiques funéraires protohistoriques, bien que son usage initial reste incertain. Sa réutilisation comme borne milliaire romaine est une hypothèse liée à sa proximité avec des voies antiques, notamment celle reliant Morlaix à Corseul (via Yffiniac) ou une route secondaire vers Carhaix–Plestin-les-Grèves. Des fragments de tegulae (briques romaines) retrouvés à Prat Allan et Langonaval appuient cette théorie, bien que la Carte archéologique de la Gaule ne valide que partiellement ces trajets.

Une autre hypothèse suggère que la pierre, couchée, aurait pu servir de socle à une croix christianisée, bien que cette théorie soit peu documentée. Aujourd’hui, la stèle est protégée comme propriété communale et classée au titre des Monuments Historiques. Son étude repose sur les travaux de Merlat, Pape, et des archéologues comme Michelle Le Brozec et Marie-Yvane Daire, qui l’ont rattachée aux stèles de l’Âge du fer du Trégor finistérien.

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