Stèle de Marie Ravenel à Fermanville dans la Manche

Stèle de Marie Ravenel

  • 50840 Fermanville
Stèle de Marie Ravenel
Stèle de Marie Ravenel
Stèle de Marie Ravenel
Stèle de Marie Ravenel
Stèle de Marie Ravenel
Stèle de Marie Ravenel
Stèle de Marie Ravenel
Crédit photo : Édouard Hue - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1811
Naissance de Marie Ravenel
1852
Publication de ses vers
1860
Médaille d'or littéraire
1890
Œuvres complètes publiées
1893
Décès de Marie Ravenel
1904
Initiative de la stèle
1er quart XXe siècle
Création de la stèle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La stèle (cad. non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 18 août 2006

Personnages clés

Marie Ravenel Poétesse et meunière, figure littéraire locale.
Elisa Bloch Artiste ayant réalisé la stèle.
Architecte Mesnage Architecte associé à la création de la stèle.

Origine et histoire

La stèle de Marie Ravenel porte un médaillon représentant la poétesse à quarante ans, inséré dans une pierre dressée en forme de menhir pour évoquer les mégalithes du Val de Saire qui lui étaient chers. L'initiative de poser ce médaillon sur sa tombe a été lancée en 1904 par La Violette Manchoise, société poétique de Cherbourg, et le monument a été réalisé par l'artiste Elisa Bloch en association avec l'architecte Mesnage. Marie Ravenel, meunière et poétesse, avait été distinguée par une médaille d'or au congrès scientifique et littéraire en 1860. Née Marie Ravenel le 21 août 1811 au moulin familial de la Coudrerie à Réthoville, elle épouse Yves Le Corps en janvier 1830 et prend le nom de Mme Le Corps ; elle meurt le 8 mars 1893 à Fermanville. Fille de cultivateurs, elle élève trois enfants tout en poursuivant sa vocation poétique, d'où la publication, à la demande d'amis, d'un premier volume de vers en 1852, apprécié pour la vivacité et l'intimité de son rapport à la nature. Une nouvelle édition de ce recueil paraît en 1860 et, en 1890, elle fait paraître une édition complète de ses œuvres en deux volumes à Cherbourg. Après son mariage, elle quitte Réthoville pour s'établir à Carneville puis, vers 1848, à Fermanville, où elle continue malgré sa notoriété à mener une vie paysanne et à assister aux offices dominicaux en coiffe. Le monument funéraire rappelle à la fois son attachement au pays et la reconnaissance littéraire dont elle a bénéficié.

Liens externes