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Pierre sculptée à Saint-Didier-au-Mont-d'Or dans le Rhône

Rhône

Pierre sculptée

    52 Route de Limonest
    69370 Saint-Didier-au-Mont-d'Or

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1900
2000
XIe siècle
Création des sculptures
15 octobre 1933
Inscription aux monuments historiques
1943
Acquisition par Barthélémy Gros
1995
Moulages pour exposition
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pierre sculptée de deux personnages et frise sculptée provenant de l'ancienne abbaye de l'Ile-Barbe, à Lyon : inscription par arrêté du 15 octobre 1933

Personnages clés

Barthélémy Gros - Industriel et amateur d'art Acheteur des sculptures en 1943.
Louis Mortamet - Architecte A assemblé les blocs à la villa Chantemerle.

Origine et histoire

Les pierres sculptées du 36, quai Arloing sont un ensemble de sculptures du XIe siècle, caractéristiques des débuts de la sculpture romane. Elles proviennent de l'ancienne abbaye de l'Île-Barbe, située à Lyon, et étaient initialement intégrées à la façade de l'église abbatiale Saint-Martin-et-Saint-Loup. Ces sculptures, dont une pierre représentant deux personnages et une frise ornée de signes du Zodiaque, furent réemployées comme matériaux de construction après la Révolution française et le Premier Empire, lorsque l'abbaye fut transformée en carrière.

Durant cette période, les blocs furent vendus à des entrepreneurs et intégrés dans un mur de façade au 36, quai Arloing, dans le quartier lyonnais de Vaise. En 1933, ces sculptures furent inscrites au titre des monuments historiques, reconnaissant ainsi leur valeur patrimoniale. Leur histoire reflète les bouleversements subis par les édifices religieux pendant et après la Révolution.

En 1943, Barthélémy Gros, industriel du textile et amateur d'art, acheta ces sculptures pour les installer dans le jardin de sa propriété, la villa Chantemerle, à Saint-Didier-au-Mont-d'Or. Il confia à l'architecte Louis Mortamet, élève de Tony Garnier, le soin de les assembler avec d'autres éléments sculpturaux, créant un montage éclectique. Ces pierres, bien que non visibles de l'extérieur aujourd'hui, restent un témoignage précieux de l'art roman lyonnais.

En 1995, le musée Gadagne réalisa des moulages de ces blocs pour une exposition, soulignant leur importance culturelle. Leur localisation actuelle, bien que privée, est documentée dans la base Mérimée, avec une précision géographique jugée satisfaisante. Ces sculptures illustrent ainsi à la fois l'histoire artistique de Lyon et les aléas de la conservation du patrimoine à travers les siècles.

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