Frise chronologique
Années 30-40
Reconstruction après incendie
Reconstruction après incendie
Années 30-40 (≈ 35)
Nouvelle structure en dur.
Ier siècle (époque augusto-tibérienne)
Première occupation
Première occupation
Ier siècle (époque augusto-tibérienne) (≈ 150)
Villa en bois et terre, sols empierrés.
Troisième quart du Ier siècle
Villa imposante en U
Villa imposante en U
Troisième quart du Ier siècle (≈ 162)
Décors peints et aménagements hydrauliques.
Fin IIIe - début IVe siècle
Remaniement majeur
Remaniement majeur
Fin IIIe - début IVe siècle (≈ 425)
Plan complexe préservé.
Première moitié du Ve siècle
Incendie final
Incendie final
Première moitié du Ve siècle (≈ 525)
Fin de l'occupation attestée.
12 février 1983
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
12 février 1983 (≈ 1983)
Protection des substructions (cad. ZB 38).
1968-2003
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1968-2003 (≈ 1986)
Étude complète du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Substructions gallo-romaines (cad. ZB 38) : classement par arrêté du 2 décembre 1983
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
Le site gallo-romain d'Embourie, situé à Paizay-Naudouin-Embourie (Charente, Nouvelle-Aquitaine), est un ensemble de vestiges antiques dominants une vallée encaissée. Il s'agit principalement d'une pars urbana de villa, occupée avec plusieurs remaniements entre le Ier et le début du Ve siècle. Les fouilles, menées de 1968 à 2003, ont révélé une architecture évolutive, passant d’une structure en bois et terre (époque augusto-tibérienne) à une imposante villa en U du Haut-Empire, puis à une reconstruction du Bas-Empire. Le site est classé Monument Historique depuis 1983.
La villa du Haut-Empire se distinguait par des pièces organisées autour d’une cour, dont une salle absidale à l’est, des murs en moellons, et un système hydraulique incluant un bassin central. Les décors muraux, datés entre 30 et 70 apr. J.-C., utilisaient des pigments vifs (ocre, rouge bordeaux, vert, bleu), témoignant du statut élevé des occupants. Après un incendie au Ve siècle, aucune preuve d’occupation mérovingienne n’a été identifiée.
Les vestiges couvrent plus de deux hectares au lieu-dit les Châteliers, à la limite des départements de la Charente et des Deux-Sèvres. Leur découverte en 1968 a permis d’étudier une occupation continue, marquée par des enduits peints à toutes les époques, bien que certains fragments grossiers restent indatables. Le site illustre l’évolution architecturale et sociale des élites gallo-romaines locales, entre tradition romaine et adaptations régionales.
L’hypothèse d’une agglomération secondaire antique à Embourie, suggérée par l’ampleur des vestiges, n’a pas été confirmée. Les fouilles ont révélé des sol empierrés, des bases de colonnes, et des aménagements réutilisant des soubassements antérieurs. Le classement de 1983 protège les substructions (cadastre ZB 38), soulignant leur valeur patrimoniale pour comprendre l’habitat rural gallo-romain en Aquitaine.