Fondation de l'habitation 1669 (≈ 1669)
Création de la plantation sucrière originale.
1874
Fermeture de l'usine
Fermeture de l'usine 1874 (≈ 1874)
Fin de l’activité lors de la crise sucrière.
1850 (milieu XIXe siècle)
Modernisation industrielle
Modernisation industrielle 1850 (milieu XIXe siècle) (≈ 1950)
Construction de l’usine et introduction de nouvelles techniques.
26 octobre 1981
Classement Monument historique
Classement Monument historique 26 octobre 1981 (≈ 1981)
Protection des ruines et bâtiments restants.
2021
Sélection au Loto du patrimoine
Sélection au Loto du patrimoine 2021 (≈ 2021)
Financement pour la restauration du moulin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines de l'ancienne sucrerie (cad. AW 145) : classement par arrêté du 26 octobre 1981
Personnages clés
Paul Botreau-Roussel - Propriétaire et développeur
Expansion de l’habitation au XVIIIe siècle.
Origine et histoire
La sucrerie Trianon, aussi appelée habitation Roussel-Trianon, est une ancienne exploitation sucrière fondée en 1669 sur la côte sud-ouest de Marie-Galante, en Guadeloupe. Initialement développée comme plantation coloniale, elle connaît une expansion majeure au XVIIIe siècle sous l’impulsion de Paul Botreau-Roussel. Modernisée vers 1850, elle devient une usine industrielle équipée d’un moulin à vent, d’une machine à vapeur et de techniques avancées de broyage de la canne à sucre.
Le site, qui ferme en 1874 lors de la crise sucrière antillaise, comprend des vestiges remarquables : ruines de l’usine, une cheminée, un moulin en pierre de taille calcaire (datant de 1800), et une écurie en pierre et brique, architecture rare en Guadeloupe. Ces éléments, partiellement envahis par la végétation, illustrent l’importance économique des habitations sucrières aux Antilles. Classé Monument historique en 1981, le domaine appartient aujourd’hui au Conseil départemental de la Guadeloupe.
En 2021, la sucrerie Roussel-Trianon est sélectionnée parmi les sites prioritaires du Loto du patrimoine, bénéficiant de financements pour restaurer son moulin, symbole de son héritage industriel. Le site, avec l’habitation Murat, figure parmi les plus beaux exemples d’architecture sucrière du XIXe siècle aux Antilles, témoignant de l’âge d’or et du déclin de cette industrie.
L’ancienne maison de maître, remplacée par une maison de géreur, et les bâtiments agricoles adjacents soulignent la dualité du site : lieu de production et de résidence. La pierre calcaire et la brique, matériaux atypiques pour la région, renforcent son caractère exceptionnel. Les vestiges, malgré leur dégradation, offrent un aperçu unique des techniques et de l’organisation spatiale des habitations coloniales.
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