Inscription aux monuments historiques 5 décembre 1984 (≈ 1984)
Façades et escalier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur cour et sur rue des ailes ouest et sud ainsi que l'escalier de l'aile ouest avec sa rampe et la console sculptée dans le passage de l'entrée (cad. 6 14) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
Baruch Weyl - Préposé général des juifs d'Alsace (1746-1775)
Finança la synagogue baroque (1749-1752).
Jacques Albert Brion - Architecte strasbourgeois
Reconstruit la synagogue en 1876.
Origine et histoire de la Synagogue
La synagogue d'Obernai, située au 43 rue du Général-Gouraud, est un édifice emblématique du patrimoine juif alsacien. Sa présence est attestée dès 1454, mais l’actuel bâtiment, de style néo-roman, fut reconstruit en 1876 par l’architecte Jacques Albert Brion, formé aux Beaux-Arts de Paris. Il remplace une synagogue baroque édifiée entre 1749 et 1752 par Baruch Weyl, préposé général des juifs d’Alsace, sur l’emplacement d’une ancienne synagogue dont une pierre datée de 1696 subsiste en remploi. L’édifice fut désaffecté vers 1875 avant d’être transformé en logement, conservant cependant des vestiges comme l’arche sainte et la tribune.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 1940 et 1944, la synagogue fut profanée par les nazis, l’Alsace étant alors rattachée de facto au Troisième Reich. Elle fut réinaugurée en 1948 après la Libération. En 1984, ses façades sur cour et sur rue, ainsi que l’escalier de l’aile ouest avec sa rampe et une console sculptée, furent inscrits aux monuments historiques. Ces éléments architecturaux, témoins de son passé, soulignent son importance historique et culturelle.
L’histoire de ce lieu reflète les bouleversements de la communauté juive en Alsace, marquée par des périodes de prospérité et de persécution. La synagogue, initialement financée par Baruch Weyl au XVIIIe siècle, illustre l’ancrage ancien des juifs dans la région, ainsi que leur contribution au patrimoine local. Son architecture, mêlant styles baroque et néo-roman, et son inscription au titre des monuments historiques en font un site majeur pour comprendre l’histoire religieuse et sociale de l’Alsace.