Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Synagogue de Belfort en Territoire de Belfort

Patrimoine classé Patrimoine Juif Synagogue

Synagogue de Belfort

  • Rue de l'As de Carreau
  • 90000 Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Synagogue de Belfort
Crédit photo : Thomas Bresson - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association
6 Rue de l'As de Carreau 90000 Belfort

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Première présence juive
1791
Émancipation des Juifs
1830
Première synagogue
8 août 1852
Achat du terrain
1857
Inauguration de la synagogue
1871
Arrivée des Optants
Années 1920
Migration polonaise
1940-1945
Déportation
18 octobre 1983
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Synagogue (cad. AL 43) : inscription par arrêté du 18 octobre 1983

Personnages clés

Poisat aîné - Architecte Concepteur de la synagogue (1857).
Jacques Dreyfus - Industriel textile Frère du capitaine Dreyfus, famille enterrée à Belfort.
Léon Schwob - Maire de Belfort Issu de la communauté juive locale.
Édouard Lévy-Grünewald - Maire de Belfort Membre éminent de la communauté.
Pierre Dreyfus-Schmidt - Maire de Belfort Engagement politique et économique.
Michel Dreyfus-Schmidt - Sénateur Figure politique issue de la communauté.

Origine et histoire de la Synagogue

La synagogue de Belfort, construite au 3e quart du XIXe siècle (1857) sous le Second Empire, incarne l’architecture néo-byzantine avec ses coupoles orientalistes et ses décors sculptés. Elle remplace une première synagogue démolie en 1830 pour des raisons militaires, et fut édifiée grâce à l’achat d’un terrain en 1852 par 50 familles juives. Son horloge Ungerer, datant des années 1860, et ses vitraux signés Beyer (Besançon) témoignent de son patrimoine artisanal.

La présence juive à Belfort remonte au XIIIe siècle, avec des changeurs installés près des Halles, avant d’être décimée par un pogrom en 1334. Après l’émancipation des Juifs en 1791, la communauté se reconstitua, marquée par l’arrivée d’Optants alsaciens en 1871 (fuyant l’annexion allemande) et de migrants polonais dans les années 1920. La synagogue devint un symbole de cette histoire, entre tradition alsacienne et intégration républicaine.

Le cimetière juif (1811) et les tombes de trois maires issus de la communauté (Léon Schwob, Édouard Lévy-Grünewald, Pierre Dreyfus-Schmidt) soulignent son ancrage local. Pendant la Seconde Guerre mondiale, environ 250 Juifs belfortains furent déportés. Après 1945, la communauté accueillit des rescapés de la Shoah, puis des Juifs d’Afrique du Nord (années 1960), d’Iran (1978), et du Kazakhstan (1996).

Aujourd’hui, la synagogue reste active et ouvre ses portes pour des événements culturels. Son architecture, mêlant motifs médiévaux alémaniques et symboles juifs (comme les griffons d’or ou l’emblème d’Hiram), en fait un monument unique en Bourgogne-Franche-Comté. La restauration récente de son horloge et la conservation de ses vitraux renforcent sa valeur patrimoniale.

Classée monument historique en 1983, elle illustre aussi l’évolution démographique des communautés juives régionales, avec le déclin des synagogues voisines (Montbéliard, Héricourt) et la centralisation des offices à Belfort. Son style romano-byzantin et son Arche Sainte en stuc sculpté en font un exemple remarquable du patrimoine religieux du Second Empire en France.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours