Autorisation royale 1846 (≈ 1846)
Ordonnance permettant la construction de la synagogue.
3 septembre 1847
Inauguration
Inauguration 3 septembre 1847 (≈ 1847)
Ouverture lors de Roch Hachana par David Marx.
1912
Fermeture temporaire
Fermeture temporaire 1912 (≈ 1912)
Communauté trop réduite pour maintenir le culte.
1950
Restitution des rouleaux
Restitution des rouleaux 1950 (≈ 1950)
Torah conservée à Bordeaux rendue à Libourne.
1962
Réouverture et rénovation
Réouverture et rénovation 1962 (≈ 1962)
Relancée par l’arrivée des Juifs d’Afrique du Nord.
1er septembre 1995
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale 1er septembre 1995 (≈ 1995)
Inscription aux Monuments historiques des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de la synagogue avec sa cour intérieure et le passage couvert qui y mène, cette synagogue étant située 33 rue Lamothe sur la parcelle 578, figurant au cadastre section CN : inscription du 1er septembre 1995
Personnages clés
Gautier - Architecte
Concepteur des plans néo-classiques de la synagogue.
David Marx - Grand rabbin de Bordeaux
Dirigea l’inauguration en 1847 lors de Roch Hachana.
Origine et histoire de la Synagogue
La synagogue de Libourne, située 33 rue Lamothe dans le département de la Gironde, est un édifice religieux construit au milieu du XIXe siècle. Son architecture néo-classique, conçue par l'architecte Gautier, reflète les canons esthétiques de l'époque. Elle fut inaugurée le 3 septembre 1847, lors de la fête de Roch Hachana, en présence de David Marx, grand rabbin de Bordeaux, marquant ainsi l'aboutissement d'un projet autorisé par ordonnance royale en 1846.
La communauté juive de Libourne, bien que modeste (77 membres en 1846 pour une population totale de 9 714 habitants), disposait déjà d’une salle de prière au XVIIIe siècle, attestant d’une présence juive ancienne. La synagogue ferma en 1912 en raison de l’insuffisance du minian (quorum de dix hommes requis pour la prière), puis resta inactive pendant la Seconde Guerre mondiale. Les rouleaux de la Torah furent préservés à Bordeaux avant d’être restitués en 1950.
La renaissance de la synagogue intervint dans les années 1960, grâce à l’arrivée des Juifs d’Afrique du Nord. Réaménagée et rouverte en 1962, elle retrouve alors sa fonction cultuelle. Depuis 1995, ses façades, toitures, cour intérieure et passage couvert sont protégés au titre des Monuments historiques, soulignant son importance patrimoniale.
L’histoire de ce lieu illustre les dynamiques démographiques et culturelles de la communauté juive en France, entre déclin local, préservation mémorielle et renouveau porté par les migrations postcoloniales. Son architecture et son parcours en font un témoignage rare du patrimoine juif régional.