Existence d'un lieu de culte 1694 (≈ 1694)
Une plainte pour vandalisme suggère l'existence d'un lieu de culte antérieur.
1787
Construction de la synagogue
Construction de la synagogue 1787 (≈ 1787)
Édification de la synagogue à la demande d'Aaron Meyer.
1915
Fin du siège du rabbinat
Fin du siège du rabbinat 1915 (≈ 1915)
Mutzig cesse d'être le siège du rabbinat.
1939
Fermeture de la synagogue
Fermeture de la synagogue 1939 (≈ 1939)
La synagogue cesse ses activités cultuelles.
1984
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1984 (≈ 1984)
La synagogue est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures ainsi que le mur de clôture (cad. 3 100) : inscription par arrêté du 8 octobre 1984
Personnages clés
Aaron Meyer
Préposé général de la nation juive en Alsace, à l'origine de la construction de la synagogue.
Auguste Schmitt
Auteur d'un article sur la synagogue en 1993.
Dr Gaston Lévy
Témoin ayant fourni des informations sur la synagogue.
Origine et histoire de la Synagogue
La synagogue de Mutzig, située rue Haute dans le Bas‑Rhin, est un monument historique inscrit à l'inventaire supplémentaire depuis 1984. Selon Rothé‑Warschawski, elle a été édifiée en 1787 à la demande d'Aaron Meyer, préposé général de la nation juive en Alsace, et figure parmi les plus anciennes synagogues conservées intactes de la région. Mutzig fut le siège du rabbinat jusqu'en 1915 et abrita au XVIIIe siècle le Beth Din, tribunal rabbinique de l'Évêché de Strasbourg. Une plainte pour vandalisme déposée le 23 septembre 1694 laisse supposer l'existence d'un lieu de culte antérieur à l'actuel édifice. La synagogue fut confisquée lors de la Révolution puis rendue à la communauté ; elle resta en service jusqu'en 1939 et fut entièrement vidée pendant l'occupation. Après la guerre, la communauté, fortement réduite, transforma la tribune des femmes en oratoire. À l'extérieur, les hautes fenêtres et les façades ornées de colonnes sont les seuls éléments qui indiquent la fonction cultuelle, l'ensemble évoquant par son aspect celui d'une grande maison bourgeoise. L'intérieur se répartit en deux parties : une niche abritant l'arche sainte à l'est et la tribune des femmes à l'ouest, devenue oratoire. Les principales sources d'information comprennent Rothé‑Warschawski, l'article d'Auguste Schmitt (1993), l'ouvrage Le Patrimoine des Communes du Bas‑Rhin, le témoignage du Dr Gaston Lévy et les notices de l'Observatoire du patrimoine religieux et de la base Mérimée.