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Synagogue de Versailles dans les Yvelines

Patrimoine classé
Patrimoine Juif
Synagogue

Synagogue de Versailles

    10 Rue Albert-Joly
    78000 Versailles
Propriété d'une association cultuelle
Synagogue de Versailles
Synagogue de Versailles
Synagogue de Versailles
Synagogue de Versailles
Synagogue de Versailles
Synagogue de Versailles
Synagogue de Versailles
Synagogue de Versailles
Synagogue de Versailles
Crédit photo : ℍenry Salomé - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1788
Autorisation du cimetière juif
1884–1886
Construction de la synagogue
22 septembre 1886
Inauguration
janvier 2010
Classement monument historique
mai 2013
Stèle des 90 ans des EEIF
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La synagogue en totalité (cad. AK 150) : inscription par arrêté du 27 janvier 2010

Personnages clés

Alfred-Philibert Aldrophe - Architecte Concepteur de la synagogue (1884–1886).
Cécile Furtado-Heine - Philanthrope Finança la construction du temple.
Claude Lévi-Strauss - Anthropologue Petit-fils d’un rabbin de la synagogue.
Louis XVI - Roi de France Autorisa le cimetière juif en 1788.

Origine et histoire

La synagogue de Versailles, située au 10 rue Albert Joly, fut construite entre 1884 et 1886 par l’architecte Alfred-Philibert Aldrophe (1834–1895). Inaugurée le 22 septembre 1886, elle incarne une rupture avec la discrétion traditionnelle des communautés juives, affichant fièrement son identité via une façade monumentale ornée d’un sefer torah de pierre. Son style néo-roman, mêlé d’influences byzantines, reflète une volonté d’affirmation dans l’espace urbain.

La synagogue, initialement de rite ashkénaze, est aujourd’hui de rite séfarade, avec une communauté majoritairement originaire du Maroc. Son orientation atypique (façade nord, sans exposition au soleil) et ses inscriptions bibliques en hébreu – comme « Tu aimeras l’Éternel » (Deutéronome 11,1) – soulignent son caractère sacré. Elle reste active et se visite lors d’événements comme les Journées du patrimoine.

À proximité, la maison du rabbin abrite un petit oratoire aux vitraux visibles depuis la rue. En 2013, une stèle commémora le 90e anniversaire des Éclaireurs israélites de France (EEIF). Le cimetière israélite adjacent, autorisé par Louis XVI en 1788, compte parmi les rares cimetières juifs pré-révolutionnaires de France, avec environ 400 tombes disposées en terrasses.

La synagogue doit son existence à la philanthrope Cécile Furtado-Heine, dont deux plaques (français et hébreu) célèbrent la contribution à sa construction. Le grand-père de Claude Lévi-Strauss y fut rabbin. Classée monument historique en 2010, elle illustre l’intégration progressive des communautés juives dans le paysage versaillais.

L’édifice conserve un mobilier sobre, contrastant avec l’oratoire Renaissance adjacent, doté d’une Arche d’Alliance et d’un pupitre en bois doré. Le cimetière des Gonards abrite aussi un carré juif géré par La Terre Promise, une société de prévoyance fondée en 1854 pour offrir des sépultures dignes aux plus démunis.

Liens externes