Pose de la première pierre 15 juillet 1863 (≈ 1863)
Début de la construction de la synagogue.
22 septembre 1864
Inauguration de la synagogue
Inauguration de la synagogue 22 septembre 1864 (≈ 1864)
Ouverture officielle au public et au culte.
1889
Don de l'estrade centrale
Don de l'estrade centrale 1889 (≈ 1889)
Cadeau du président Naquet pour le centenaire de la Révolution.
1er août 2007
Classement monument historique
Classement monument historique 1er août 2007 (≈ 2007)
Inscription officielle des bâtiments et du parvis.
18 décembre 2018
Renommage en Beth Yossef
Renommage en Beth Yossef 18 décembre 2018 (≈ 2018)
Hommage au grand rabbin Joseph Haïm Sitruk.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La synagogue en totalité, à l'exception des soubassements, y compris les pavillons, le parvis avec le portail et les grilles de clôture sur la rue de Breteuil (cad. 828 C 123) : inscription par arrêté du 1er août 2007
Personnages clés
Nathan Salomon - Architecte
Concepteur des plans de la synagogue.
Joseph Haïm Sitruk - Grand rabbin de Marseille
Hommage par le renommage en 2018.
Naquet - Président du Consistoire central
Donateur de l'estrade en 1889.
Origine et histoire
La grande synagogue de Marseille, aussi appelée synagogue Breteuil - Beth Yossef, est édifiée dans la seconde moitié du XIXe siècle pour répondre aux besoins d'une communauté juive en croissance. La première pierre est posée le 15 juillet 1863, et l’inauguration a lieu le 22 septembre 1864. Conçue par l’architecte Nathan Salomon, elle adopte un style romano-byzantin unique, avec une façade monumentale ornée d’une rosace et des Tables de la Loi. L’intérieur, richement décoré, comprend 1 200 places assises, un orgue de 1900 encore fonctionnel, et une estrade centrale en bois offerte en 1889 pour le centenaire de la Révolution française.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la synagogue reste intacte malgré les bombardements, bien que ses vitraux aient dû être remplacés. Un mur des Noms, commémorant les Juifs déportés, y est installé dans la cour basse. En 2018, elle est renommée en l’honneur de Joseph Haïm Sitruk, ancien grand rabbin de Marseille, marquant son importance pour la communauté juive locale.
Aujourd’hui, la synagogue accueille les offices quotidiens, les fêtes religieuses et des événements communautaires comme les mariages ou les Bar Mitzvah. Elle est également ouverte aux visites, soulignant son rôle à la fois cultuel et patrimonial. Son architecture, mêlant influences orientales et occidentales, et son histoire liée à la communauté juive marseillaise en font un monument emblématique de la ville.
La construction de la synagogue fut rendue possible grâce à une souscription lancée en 1855 par le Consistoire, en raison du délabrement du précédent temple de la rue de Grignan. Les plans de Nathan Salomon, adoptés en 1860, prévoient un édifice basilical avec des tribunes réservées aux femmes, reflétant les usages religieux de l’époque. La synagogue, classée monument historique en 2007, reste un symbole de la présence juive à Marseille depuis le début du XIXe siècle.
L’orgue, daté de 1900, est toujours utilisé lors des cérémonies, notamment les mariages. Les vitraux, remplacés après la guerre, illuminent l’intérieur de couleurs chatoyantes, tandis que l’acoustique exceptionnelle de la salle est soulignée par sa hauteur sous plafond. La synagogue abrite aussi des salles d’enseignement religieux, aujourd’hui réaffectées, et un mur commémoratif rappelant les déportations pendant la Shoah.
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