Frise chronologique
1784-1787
Construction initiale
Construction initiale
1784-1787 (≈ 1786)
Bâtiments érigés par Jean-Baptiste Auvray.
1825
Fin de l'exploitation initiale
Fin de l'exploitation initiale
1825 (≈ 1825)
Arrêt de l’activité teinturière par Auvray.
2001
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2001 (≈ 2001)
Protection du bâtiment et maison de maître.
2006-2009
Réhabilitation en auberge de jeunesse
Réhabilitation en auberge de jeunesse
2006-2009 (≈ 2008)
Projet immobilier et inauguration officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment d'exploitation et maison de maître, en totalité (cad. EL 150, 181, 183) : inscription par arrêté du 31 juillet 2001
Personnages clés
| Jean-Baptiste Auvray - Maître-teinturier et constructeur |
Fonda et exploita la teinturerie jusqu’en 1825. |
| Lucien-René Delsalle - Historien local |
A étudié et documenté la teinturerie. |
| Valérie Fourneyron - Maire de Rouen (en 2009) |
Inaugura l’auberge de jeunesse réhabilitée. |
| Laurent Fabius - Personnalité politique présente en 2009 |
Participa à l’inauguration du site. |
Origine et histoire
La teinturerie Auvray est une ancienne usine de teinturerie construite entre 1784 et 1787 par Jean-Baptiste Auvray, maître-teinturier. Située à Rouen en bordure du Robec, elle était organisée sur trois niveaux avec des salles dédiées au lavage, mordançage, teinture et séchage. Les bâtiments, en brique rouge, reflétaient une architecture fonctionnelle liée à l’activité industrielle textile de l’époque.
Au XIXe siècle, après l’exploitation initiale par Auvray jusqu’en 1825, le site a connu diverses reconversions : établissement d’enseignement, logements, puis restaurant. La dégradation progressive, accentuée par des actes de vandalisme, a marqué son histoire jusqu’à son inscription aux monuments historiques en 2001, couvrant à la fois le bâtiment d’exploitation et la maison de maître à cinq niveaux.
Un projet de réhabilitation mené entre 2006 et 2009, financé par la commune et le département, a permis sa transformation en auberge de jeunesse de 88 lits. Le site, désormais intégré au réseau touristique, est desservi par une station de transport TEOR et un parc de vélos Cy’clic. La maison de maître, autrefois abritant une discothèque (l’Euro-club), illustre l’adaptation patrimoniale aux besoins contemporains.
Les sources historiques, comme les travaux de Lucien-René Delsalle, soulignent l’importance de ce site dans l’histoire industrielle normande. Les bâtiments, en brique et partiellement enduits, témoignent des mutations économiques et urbaines de Rouen, entre héritage artisanal et reconversion moderne.