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Temple de Janus d'Autun en Saône-et-Loire

Patrimoine classé
Vestiges Gallo-romain
Temple Gallo-romain

Temple de Janus d'Autun

    La Genetoye
    71400 Autun
Propriété de la commune
Temple de Janus dAutun
Temple de Janus dAutun
Temple de Janus dAutun
Temple de Janus dAutun
Temple de Janus dAutun
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Temple de Janus dAutun
Temple de Janus dAutun
Temple de Janus dAutun
Crédit photo : CédricGravelle - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1800
1900
2000
Début du Moyen Âge
Abandon du sanctuaire
1840
Classement monument historique
1871
Fouilles de Bulliot
2012-2019
Fouilles modernes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Temple de Janus : classement par liste de 1840

Personnages clés

Pierre de Saint-Julien de Balleure - Historien (XVIᵉ siècle) Auteur de l’attribution erronée à Janus.
Jacques Gabriel Bulliot - Archéologue (XIXᵉ siècle) Fouilles et relevés du temple en 1871.
René Goguey - Prospecteur aérien (XXᵉ siècle) Découverte du théâtre voisin en 1976.

Origine et histoire

Le temple dit « de Janus » est un édifice cultuel d’inspiration celto-romaine situé à Autun (Saône-et-Loire), au nord-ouest de l’ancienne cité d’Augustodunum. Construit probablement à la fin du Ier ou au début du IIe siècle, il s’inscrit dans un vaste sanctuaire occupé depuis le Néolithique. Ses vestiges, dont deux pans de mur de 20 m de haut, révèlent une cella carrée et des fondations de péribole. L’attribution à Janus, erronée, remonte au XVIe siècle via une interprétation fantaisiste du toponyme La Genetoye (lieu planté de genêts).

Le site, fouillé depuis 2012, a livré des traces d’une occupation laténienne et augustéenne, suggérant un rôle cultuel précoce dans le choix d’Autun comme capitale des Éduens. Le temple, abandonné au début du Moyen Âge, fut réutilisé comme ouvrage défensif, expliquant son état de conservation exceptionnel. Classé dès 1840 parmi les premiers monuments historiques français, il illustre l’architecture gallo-romaine avec sa galerie périptère et ses niches intérieures, bien que la divinité vénérée reste inconnue.

Les fouilles récentes (2013–2019) ont confirmé l’existence de deux périboles concentriques et d’un théâtre voisin, le Haut-du-Verger, révélant un quartier sanctuarisé périurbain. Les murs de la cella, en petit appareil de grès, présentent des niches extérieures pour statues et des ouvertures à 13 m de haut. Un édicule central, aujourd’hui disparu, occupait probablement l’espace sacré. Le site, marqué par une présence militaire éphémère au IIIe siècle, témoigne de la romanisation des cultes locaux.

L’historien Pierre de Saint-Julien de Balleure (XVIe siècle) est à l’origine de l’appellation « temple de Janus », basée sur une étymologie erronée du nom Genetoye. Les relevés de Jacques Gabriel Bulliot (1871) et les prospections aériennes de René Goguey (1976) ont permis de cartographier le sanctuaire. Les campagnes magnétiques (2009) et les fouilles contemporaines ont précisé son organisation, incluant thermes et édifices annexes, tout en soulignant son abandon précoce après le IIIe siècle.

La cella, de plan quasi carré (16,80 × 16,35 m), était couverte d’un toit à quatre pans et pavée d’opus sectile. Quatre niches intérieures en arcade, aujourd’hui béantes, et une niche en cul-de-four opposée à l’entrée suggèrent un culte statuaire. La galerie extérieure, supportée par des colonnes, suit le modèle du temple de Vésone à Périgueux. Le péribole, dont les dimensions exactes (75 × 50 m) restent incertaines, délimitait l’aire sacrée, réaménagée à l’époque romaine.

Liens externes