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Temple de la Gloire à Orsay dans l'Essonne

Patrimoine classé Patrimoine urbain Maison classée MH

Temple de la Gloire à Orsay

    1 Avenue des Lacs
    91400 Orsay
Propriété d'une société privée
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Temple de la Gloire à Orsay
Crédit photo : user:cyrilb1881 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1800 (3 décembre)
Bataille de Hohenlinden
1801
Construction du temple
1801 (23 mai)
Retrouvailles de Moreau
1950
Achat par les Mosley
1979 (27 septembre)
Classement Monument Historique
1980
Mort d'Oswald Mosley
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; vestibule d'entrée ; grand salon au premier étage ; parc (cad. 1964 AM 221, 222) : classement par arrêté du 27 septembre 1979

Personnages clés

Jeanne Perrin - Commanditaire du temple Belle-mère de Moreau, veuve Hulot.
Jean Victor Marie Moreau - Général honoré Victoire de Hohenlinden célébrée ici.
Pierre-Alexandre Vignon - Architecte attribué Plans du temple (incertain).
Antoine Etex - Sculpteur résident Y vécut et accueillit Corot.
Oswald Mosley - Propriétaire controversé Figure fasciste britannique, acheteur en 1950.
Diana Mitford - Épouse de Mosley Décora le temple jusqu’en 1999.

Origine et histoire

Le Temple de la Gloire est une folie néo-classique construite en 1801 à Orsay, dans l’Essonne, sur un terrain démembré du parc du château d’Orsay. Attribué sans certitude à l’architecte Pierre-Alexandre Vignon, il fut commandé par Jeanne Perrin, veuve de Gury Hulot, pour célébrer la victoire de son gendre, le général Jean Victor Marie Moreau, à la bataille de Hohenlinden (3 décembre 1800). Ce monument symbolisait la gloire militaire de la fin de l’époque révolutionnaire, avant la disgrâce et l’exil de Moreau.

Le temple, inspiré des temples antiques, se situe à l’extrémité est du canal du château d’Orsay, aujourd’hui partiellement comblé. Il servit de cadre aux retrouvailles triomphales de Moreau et de son épouse Eugénie Hulot le 23 mai 1801, lors d’une arrivée en gondole sur le canal. L’édifice, entouré d’un parc paysager avec un théâtre de verdure, devint ensuite un lieu de résidence pour des personnalités comme le sculpteur Antoine Etex, qui y accueillit le peintre Corot.

Au XXe siècle, le Temple de la Gloire fut acquis en 1950 par sir Oswald Mosley et son épouse Diana Mitford, figures controversées du fascisme britannique. Ceux-ci le transformèrent en résidence élégante, y installant un mobilier Louis XVI et Directoire, et le firent classer Monument Historique en 1979. Le parc, réduit à 1,5 hectare, conserve un lac et des éléments paysagers d’origine, bien que l’urbanisation environnante ait altéré son cadre.

L’architecture du temple, en grès, combine un péristyle ionique, un étage noble avec salon d’apparat, et des ailes symétriques. Son plan en « U » et ses escaliers latéraux évoquent les villas palladiennes. L’intérieur, remanié par les Mosley, comprenait un salon central offrant une vue traversante, typique des demeures vénitiennes. Les façades et toitures, ainsi que le parc, sont protégés depuis 1979.

Le site, aujourd’hui propriété privée, témoigne de plusieurs époques : gloire napoléonienne, vie artistique du XIXe siècle, et occupation par un couple d’aristocrates britanniques aux idées extrémistes. Son histoire reflète les mutations sociales et politiques de la France, de la Révolution à la Seconde Guerre mondiale.

Liens externes