Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1646
Construction du temple
Construction du temple 1646 (≈ 1646)
Édification du temple protestant au Collet-de-Dèze.
1685
Révocation de l'édit de Nantes
Révocation de l'édit de Nantes 1685 (≈ 1685)
Le temple échappe à la destruction grâce à l'intervention de la marquise de Portes.
XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification du temple en 1685.
1803
Reprise du culte
Reprise du culte 1803 (≈ 1803)
Restauration du temple et reprise du culte protestant après la Révolution.
XIXe siècle
Restauration
Restauration XIXe siècle (≈ 1865)
Réhabilitation du temple après la destruction.
1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1984 (≈ 1984)
Le temple est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le temple (cad. C 1172) : inscription par arrêté du 13 septembre 1984
Personnages clés
Marquise de Portes
Mécène ayant obtenu de Louis XIV que le temple ne soit pas démoli.
Louis XIV
Roi de France ayant ordonné la destruction des temples protestants, sauf celui du Collet-de-Dèze.
Origine et histoire du Temple
Le temple du Collet-de-Dèze est un édifice protestant situé dans la commune du Collet-de-Dèze, en Lozère. Construit en 1646, il figure parmi les plus anciens temples de France et fait partie des très rares édifices religieux protestants ayant échappé à la destruction lors de la Révocation de l’édit de Nantes. Les habitants le donnèrent à la marquise de Portes pour marquer leur soumission à la royauté ; celle-ci obtint de Louis XIV qu’il ne soit pas démoli. Par la suite la marquise lui donna une vocation catholique puis le transforma en hôpital et en prison. Lors des périodes de répression du protestantisme, le temple servit de dépôt d’armes aux troupes royales et tomba progressivement en ruine. Au XVIIIe siècle, il fut utilisé comme remise puis comme grange. Confisqué et vendu comme bien national à la Révolution, il fut racheté par les habitants qui le restaurèrent, permettant la reprise du culte en 1803. Une copie des documents relatant sa sauvegarde est conservée et consultable dans le temple. L’édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1984.
Encadré de maisons et accessible par des ruelles étroites, le temple est construit en quartz et schiste, en pierres maçonnées de taille irrégulière. Il est couvert de tuiles et sa charpente apparente, entièrement en châtaignier, est supportée par un grand arceau de pierres appareillées en plein cintre qui partage l’intérieur en deux. Le clocher est une adjonction postérieure ; à part celui-ci, l’édifice n’a guère été modifié depuis sa construction. L’accès se fait par un escalier à trois volées. L’intérieur mesure environ 10,5 mètres sur 15,2 mètres. Le sol, aujourd’hui recouvert, est composé de galets provenant du Gardon et présentait autrefois une mosaïque composée de deux rectangles accolés entourés de losanges, agrémentés de six disques et d’une figure circulaire renfermant six autres losanges pointés vers le centre. Parmi les éléments remarquables figurent l’entrée, le clocher, la vue intérieure et le pavement. La paroisse est aujourd’hui membre de l’Église protestante unie de France.