Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
5144 Rue Basse 48160 Le Collet-de-Dèze
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1646
Construction du temple
Construction du temple 1646 (≈ 1646)
Utilisation de quartz et schiste.
1661
Échappe à la destruction
Échappe à la destruction 1661 (≈ 1661)
Édit royal ordonné, mais non appliqué.
1685
Révocation de l'édit de Nantes
Révocation de l'édit de Nantes 1685 (≈ 1685)
Sauvé par la marquise de Portes.
1803
Rétrocession au culte protestant
Rétrocession au culte protestant 1803 (≈ 1803)
Racheté et restauré par les habitants.
1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1984 (≈ 1984)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le temple (cad. C 1172) : inscription par arrêté du 13 septembre 1984
Personnages clés
Marquise de Portes - Protectrice du temple
Obtient sa préservation en 1685.
Origine et histoire du Temple
Le temple du Collet-de-Dèze, construit en 1646 avec du quartz et du schiste, est l’un des plus anciens temples protestants de France. Il a survécu à la destruction ordonnée par l’édit de 1661, puis à la révocation de l’édit de Nantes en 1685, grâce à l’intervention de la marquise de Portes. Celle-ci le convertit en lieu catholique, puis en hôpital et prison, préservant ainsi sa structure. Une copie des documents attestant de sa sauvegarde est conservée dans le temple.
Durant la répression du protestantisme, le temple servit de dépôt d’armes pour les troupes royales avant de tomber en ruine au XVIIIe siècle, utilisé comme remise puis grange. Confisqué à la Révolution et vendu comme bien national, il fut racheté par les habitants en 1803, restauré et rouvert au culte protestant. Son architecture, inchangée depuis 1646 (hors le clocher postérieur), se distingue par une nef divisée par une arche de pierre en plein cintre et un sol originellement recouvert de galets du Gardon.
Inscrit aux monuments historiques en 1984, le temple appartient aujourd’hui à la commune et reste un lieu de culte actif au sein de l’Église protestante unie de France. Son intérieur, de 10,5 m par 15,2 m, conserve une charpente apparente en châtaignier et des éléments décoratifs uniques, comme une mosaïque de galets formant des motifs géométriques. Son histoire reflète les tensions religieuses de l’époque et la résilience des communautés protestantes en Lozère.