Temple maçonnique de Périgueux en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine urbain Temple maçonnique

Temple maçonnique de Périgueux

  • 10 Rue Saint-Front
  • 24000 Périgueux
Temple maçonnique de Périgueux
Temple maçonnique de Périgueux
Temple maçonnique de Périgueux
Temple maçonnique de Périgueux
Temple maçonnique de Périgueux
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Temple maçonnique de Périgueux
Temple maçonnique de Périgueux
Temple maçonnique de Périgueux
Temple maçonnique de Périgueux
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1841
Location à une loge
1842
Aménagement des locaux
1er mars 1857
Installation de la loge
1858
Achat du bâtiment
1861
Percement de la rue Saint-Front
1868-1869
Construction de la façade
4 juillet 1869
Inauguration du temple
1876
Scission de la loge
1885-1901
Élévation de l'extrémité
1940-1941
Destruction des sculptures
29 octobre 1975
Inscription aux monuments historiques
1987
Reconstitution des sculptures
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures : inscription par arrêté du 29 octobre 1975

Personnages clés

François Bellé Franc-maçon ayant acheté le bâtiment
Alexis Clerveaux Franc-maçon ayant acheté le bâtiment
Ferdinand Millet-Lacombe Franc-maçon ayant acheté le bâtiment
Émile Picot Franc-maçon ayant acheté le bâtiment
Jean Régnier Franc-maçon ayant acheté le bâtiment
Lambert Architecte ayant réalisé les plans de la façade
Grasset Artiste ayant réalisé les sculptures
Eyssalet Entrepreneur ayant réalisé les travaux

Origine et histoire du Temple maçonnique

L'ancienne loge maçonnique, issue de la fusion de deux loges de Périgueux et prenant pour titre « les Amis persévérants et l'Étoile de Vésone réunis », s'installe le 1er mars 1857 dans la préfecture de la Dordogne, à Périgueux. L'immeuble, situé 10 rue Saint-Front à l'angle de la rue Notre-Dame, se trouve dans le secteur sauvegardé du centre-ville, à moins de cent mètres au nord de la cathédrale Saint-Front. À la fin du XVIIIe siècle, les lieux abritaient une salle de comédie aménagée dans une ancienne auberge ; après la construction d'un nouveau théâtre sur les boulevards (1836-1838), les locaux furent libérés et loués à une loge en 1841, puis aménagés dès 1842. Cinq francs-maçons — François Bellé, Alexis Clerveaux, Ferdinand Millet-Lacombe, Émile Picot et Jean Régnier — achetèrent le bâtiment à la veuve du docteur Renaud après 1858. En 1858 la ville décida de créer la rue Saint-Front et, lors du percement de 1861, concéda à la loge la parcelle sur laquelle devait s'avancer la nouvelle façade. Les plans de la façade, les sculptures et les travaux furent réalisés par l'architecte Lambert, l'artiste Grasset et l'entrepreneur Eyssalet ; les travaux eurent lieu en 1868-1869 et le temple fut inauguré le 4 juillet 1869. En 1876 une scission entraîna la création d'une nouvelle loge dite « la Tolérance ». Les parties latérales du bâtiment furent acquises en 1885 et 1887 par plusieurs francs-maçons, puis, en 1891, la société anonyme immobilière « L'Orient de Périgueux » reçut le temple et ces deux immeubles. L'extrémité du côté de la rue Notre-Dame fut élevée entre 1885 et 1901 ; le projet symétrique rue de la Constitution n'a pas pu être réalisé faute d'acquisition du bail de la boulangerie. La loi du 14 août 1940 supprima la franc-maçonnerie et, sur ordre du régime de Vichy, les sculptures aux emblèmes maçonniques furent détruites au début de 1941 ; elles ne furent reconstituées qu'en 1987. Les façades nord et ouest, édifiées au XIXe siècle, ont été inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 29 octobre 1975 pour leurs façades et leurs toitures.

Seules les façades nord et ouest reçurent un décor inspiré d'une architecture mauresque balkanique : les ouvertures de l'étage sont géminées et ornées de colonnettes supportant un arc mitré, et deux types de petits clochetons encadrent le pignon. La décoration privilégie les lignes brisées, ponctuées d'éléments circulaires, de rinceaux et de motifs végétaux. Sur la façade principale, les fenêtres du rez-de-chaussée sont surmontées de sculptures représentant des outils du compagnonnage et de la franc-maçonnerie — équerre, compas, fil à plomb, truelle, maillet — et le portail est surmonté d'un tympan richement décoré de feuillages, au centre duquel figure une étoile à cinq branches. Au-dessus du portail, une fenêtre encadrée de pilastres est coiffée d'un fronton triangulaire, et des frises géométriques soulignent le bord inférieur des toits.

Liens externes