Temple Neuf de Metz en Moselle

Patrimoine classé Patrimoine protestant Temple protestant

Temple Neuf de Metz

  • Place de la Comédie
  • 57000 Metz
Temple Neuf de Metz
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Temple Neuf de Metz
Crédit photo : Marc Ryckaert (MJJR) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1901
Début de la construction
14 mai 1904
Inauguration du temple
6 janvier 1930
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures : classement par arrêté du 6 janvier 1930

Personnages clés

Conrad Wahn Architecte ayant conçu les plans du Temple Neuf.
Ernest Mühleisen Facteur d'orgue ayant modifié l'orgue en 1970.

Origine et histoire du Temple Neuf

Le Temple protestant, dit Temple Neuf ou Nouveau Temple protestant, est un édifice réformé de Metz, en Moselle, construit à partir de 1901 sur les plans de l’architecte Conrad Wahn et inauguré le 14 mai 1904. Édifié sur l’île du Petit-Saulcy, sur un terrain alors appelé « jardin d’Amour », il illustre le style néo-roman rhénan adopté pendant la période wilhelminienne. Sa construction s’inscrit dans la transformation urbaine menée après le rattachement de Metz à l’Empire allemand, qui manifesta par l’architecture une politique de germanisation visible dans l’apparition d’un ensemble d’édifices publics et religieux néoromans, néogothiques ou néo-Renaissance. Le Temple Neuf complète, avec le théâtre du XVIIIe siècle, l’ensemble de la place de la Comédie et contraste par sa masse et sa silhouette élancée avec les bâtiments en pierre de Jaumont alentours. L’édifice présente un plan en croix grecque avec une nef centrale ; il mesure 53 mètres de long sur 26 mètres de large et sa tour centrale s’élève à près de 55 mètres. À l’origine, sa capacité était de 1 204 places réparties entre la nef, le chœur et les galeries. Les chapiteaux du portail représentent les quatre évangélistes entourant l’agneau mystique, la chaire porte les Tables de la Loi selon la tradition réformée, et le chœur, encadré par un arc triomphal en plein cintre, est animé par une arcature aveugle à fines colonnettes. Les vitraux du fond proviennent de l’hospice Saint-Nicolas et ont été mis en place dans les années 1990. Le vocabulaire architectural, qui emprunte au romain rhénan et à l’ottonien, se retrouve dans la tour-lanterne octogonale à la croisée du transept, les tourelles de chevet et la galerie à colonnettes du chevet, avec des références aux cathédrales de Spire et de Mayence, ainsi que dans les deux clochers de la façade occidentale. À l’époque de sa construction, ce style suscita des critiques de la part de Messins francophiles et, après 1918, fut parfois perçu comme une atteinte à l’harmonie classique de la place de la Comédie ; malgré ces controverses et les craintes qu’il puisse être démoli comme symbole de l’annexion, le Temple Neuf est devenu un lieu emblématique de Metz et demeure le lieu de rassemblement de la communauté protestante réformée du centre-ville, membre de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine. Les façades et les toitures sont classées au titre des monuments historiques depuis le 6 janvier 1930. À l’intérieur se trouve un orgue de 52 jeux sur trois claviers et pédalier en traction mécanique, réalisé par Dalstein-Haerpfer en 1903 et modifié par Ernest Mühleisen en 1970 ; instrument néoclassique utilisé pour les concours du conservatoire et de nombreux récitals, il comporte des accouplements I/II, III/II, I/P, II/P et III/P. La galerie photographique rassemble vues extérieures et nocturnes, documents anciens comme une image vers 1925 de Georges-Louis Arlaud, perspectives sur la place de la Comédie et le jardin d’Amour, ainsi que de nombreux détails sculptés, la chaire et des vues générales.

Liens externes