Crédit photo : Marc Ryckaert (MJJR) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
57000 Metz, Place de la Comédie
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1898
Attribution du terrain
Attribution du terrain 1898 (≈ 1898)
Cession du « jardin d’Amour » à la communauté réformée.
25 novembre 1901
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre 25 novembre 1901 (≈ 1901)
Par le Statthalter Hermann zu Hohenlohe-Langenburg.
14 mai 1904
Inauguration officielle
Inauguration officielle 14 mai 1904 (≈ 1904)
En présence de Guillaume II et de l’impératrice.
6 janvier 1930
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 6 janvier 1930 (≈ 1930)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : classement par arrêté du 6 janvier 1930
Personnages clés
Guillaume II - Empereur allemand
Inaugura le temple en 1904.
Conrad Wahn - Architecte en chef de Metz
Conçut le temple en style néo-roman.
Hermann zu Hohenlohe-Langenburg - Statthalter (gouverneur) de Lorraine
Posa la première pierre en 1901.
Origine et histoire du Temple Neuf
Le Temple Neuf, ou Nouveau Temple protestant, fut construit entre 1901 et 1905 à Metz, durant la période d’annexion allemande (1870-1918). Ce projet s’inscrit dans la politique de germanisation de Guillaume II, visant à moderniser la ville avec des édifices emblématiques comme la gare ou la poste centrale. Son style néo-roman rhénan, inspiré des cathédrales de Spire et Mayence, tranchait avec l’architecture classique française, suscitant des controverses.
Le terrain, un ancien « jardin d’Amour » sur l’île du Petit-Saulcy, fut cédé en 1898 à la communauté réformée. L’architecte Conrad Wahn, en chef de la ville, conçut un édifice en croix grecque de 53 mètres de long, avec une tour centrale de 55 mètres. La première pierre fut posée en 1901 par le Statthalter Hermann zu Hohenlohe-Langenburg, et l’inauguration eut lieu en 1904 en présence de l’empereur Guillaume II.
Le temple, classé Monument Historique en 1930, abrite un orgue Dalstein-Haerpfer de 1903, modifié en 1970. Ses vitraux des années 1990 proviennent de l’hospice Saint-Nicolas. Malgré les critiques initiales, il devint un symbole de Metz, mêlant héritage protestant et histoire franco-allemande.
Aujourd’hui, il reste un lieu de culte actif pour la communauté réformée et un repère architectural de la place de la Comédie, contrastant avec la pierre de Jaumont des bâtiments voisins. Son style éclectique, mêlant influences ottoniennes et rhénanes, en fait un témoignage unique de l’urbanisme wilhelminien en Lorraine.