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Temple protestant dans l'Ariège

Temple protestant

  • 14 Rue du Temple
  • 09290 au Mas-d'Azil
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Crédit photo : Chatsam - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association cultuelle
212 Rue du Temple 09290 Le Mas-d'Azil

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1560
Installation du premier pasteur
1625
Siège royal et destruction
1685
Révocation de l'édit de Nantes
1762
Exécution des martyrs protestants
1804
Achat de l'ancienne église catholique
1824
Inauguration du temple actuel
1938
Rattachement à l'UNEPREF
2015
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le temple protestant en totalité (cad. 198) ; les façades et toitures du presbytère attenant, renfermant les vestiges de l'ancienne abbaye et le sol de la parcelle d'assiette B 199, tels qu'ils figurent portés sur le plan annexé à l'arrêté (en rouge pour le temple, en bleu pour le presbytère, en vert pour le sol de la parcelle) : inscription par arrêté du 14 octobre 2015

Personnages clés

Bernard Perrin - Premier pasteur protestant S'installe au Mas-d'Azil en 1560.
Frères de Grenier (Henri, Jean, Joachim) - Gentilshommes-verriers martyrs Exécutés en 1762 pour hérésie.
François Rochette - Pasteur itinérant Condamné et pendu en 1762.
Paul Rabaut - Pasteur protestant Intercède pour les frères de Grenier.
Napoléon Ier - Empereur des Français Organise les Églises réformées en 1802.
Charley Case - Artiste belge Auteur de la fresque de 2013.

Origine et histoire

Le temple protestant du Mas-d'Azil, inauguré en 1824, est aménagé dans une ancienne abbaye bénédictine du bourg. Il remplace un premier lieu de culte détruit après la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Le bâtiment actuel, de forme rectangulaire (27,80 m sur 11 m), intègre des vestiges médiévaux comme le lazaret de l'abbaye. Son inauguration marque la renaissance officielle du protestantisme local après les persécutions.

Avant la Révolution, Le Mas-d'Azil était surnommé la « petite Genève du comté de Foix » en raison de sa forte communauté protestante, composée de paysans, verriers et bourgeois. En 1625, la ville résiste aux troupes royales lors des rébellions huguenotes, mais ses fortifications sont rasées après la paix d'Alès. La révocation de l'édit de Nantes en 1685 entraîne la destruction du temple et pousse les fidèles à organiser des cultes clandestins dans les grottes voisines.

Les persécutions culminent en 1762 avec l'exécution des frères de Grenier, gentilshommes-verriers, et du pasteur François Rochette, condamnés pour hérésie. Ces martyrs, parmi les derniers de la foi réformée en France, symbolisent la répression anti-protestante sous l'Ancien Régime. Leur mémoire reste liée à l'histoire du temple, qui devient après 1802 le siège du consistoire protestant de l'Ariège.

Au XIXe siècle, la communauté protestante, forte de 7 000 membres en Ariège, achète et rénove l'ancienne église catholique en 1804, puis construit le temple actuel entre 1820 et 1824. En 1938, la paroisse rejoint l'Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques, refusant de s'affilier à l'Église réformée de France. Une fresque abstraite inspirée de la calligraphie y est ajoutée en 2013.

Classé monument historique en 2015, le temple conserve des éléments architecturaux du lazaret médiéval et de la chapelle de 1673. Son presbytère attenant, couvert d'un toit à longs pans, abrite ces vestiges. Le site illustre la persévérance du protestantisme ariégeois, marqué par des siècles de résistance et d'adaptation.

Liens externes

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