Frise chronologique
1809
Validation du projet
Validation du projet
1809 (≈ 1809)
Acceptation par la Commission des bâtiments civils
1813
Construction du temple
Construction du temple
1813 (≈ 1813)
Réalisé par l’architecte Yzombard
2015
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2015 (≈ 2015)
Inscription par arrêté ministériel
2019-2023
Campagne de rénovation
Campagne de rénovation
2019-2023 (≈ 2021)
Toiture, porche, façades et intérieur restaurés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le temple protestant, sis place Thomas-Burnet, en totalité (cad. AC 137) : inscription par arrêté du 23 janvier 2015
Personnages clés
| Thomas Burnet - Ancien maire de Gallargues |
Donateur des ruines pour le temple |
| Yzombard - Architecte (Lunel) |
Concepteur du temple en 1813 |
| Bernard Atger - Président de l’association du patrimoine gallargois |
Contributeur aux archives historiques |
| Gaston Bourdon - Architecte (attribué) |
Mentionné pour l’architecture du temple |
Origine et histoire
Le temple protestant de Gallargues-le-Montueux a été construit en 1813 par l’architecte Yzombard, originaire de Lunel, sur les ruines du château des seigneurs de Rochemore, incendié pendant la Révolution. Ces ruines furent acquises par Thomas Burnet, un Écossais ancien maire de Gallargues, qui les offrit à la commune pour ériger un lieu de culte. Le projet, modifié par la Commission des bâtiments civils en 1809, fut validé avant sa réalisation. Le temple, adjacent à une tour médiévale classée, surplombe le village et symbolise la transition entre héritage féodal et modernité religieuse.
L’édifice, de style néoclassique, se distingue par son porche à quatre colonnes doriques et son entrée en plein cintre, encadrée de pilastres. Les archives (série M), étudiées par Bernard Atger de l’association du patrimoine gallargois, attestent de son importance historique. Classé Monument Historique en 2015, le temple a bénéficié depuis 2019 d’un vaste programme de rénovation (toiture, porche, accessibilité), soutenu financièrement par l’État, la Région Occitanie, et des fondations comme la Mission Bern. Les travaux, prévus jusqu’en 2023, concernent aussi les façades et l’aménagement intérieur.
La paroisse appartient à l’Église protestante unie de France, et le temple reste un lieu central pour la communauté locale. Son état sanitaire préoccupant avant 2019 avait motivé une intervention urgente, illustrant les défis de préservation du patrimoine religieux rural. Le site, documenté par des sources comme Mérimée ou Monumentum, incarne à la fois l’histoire protestante du Gard et les enjeux contemporains de restauration. Son architecture, marquée par la sobriété dorique, contraste avec la tour médiévale voisine, témoignant de strates historiques superposées.