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Temple protestant à Saint-Etienne dans la Loire

Temple protestant

  • 21 Rue Elisée Reclus
  • 42000 Saint-Étienne
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
29 Rue Elisée Reclus 42000 Saint-Étienne

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1855
Statut d'église consistoriale
1858-1860
Construction du temple
1868
Ajout de la chaire monumentale
1884
Arrivée du pasteur Louis Comte
1892
Création de l’*Œuvre des enfants à la montagne*
1930
Remplacement du campanile
1967
Installation des vitraux symboliques
4 octobre 2010
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le temple et sa parcelle BV 5 en totalité, ainsi que sa sacristie et les façades et toitures de la salle Louis Comte : inscription par arrêté du 4 octobre 2010

Personnages clés

Léon Jossier - Architecte Concepteur des plans du temple.
Louis Comte - Pasteur (à partir de 1884) Fondateur d’œuvres sociales et engagé.
Alfred Paillon - Peintre-verrier Créateur des vitraux en 1967.
Jackson, Holtzer et Dorian - Maîtres de forges protestants Financeurs partiels de la construction.

Origine et histoire

Le temple protestant de Saint-Étienne fut construit entre 1858 et 1860 sur les plans de l’architecte Léon Jossier, sur un terrain acquis par la ville en 1856, les « Jardins de Passerat ». Son financement fut soutenu par des maîtres de forges protestants comme Jackson, Holtzer et Dorian. Inauguré en 1860, il devint une église consistoriale en 1855 sous le Régime concordataire. Son architecture sobre, de plan rectangulaire, inclut un tympan orné d’une Bible ouverte, symbole des temples réformés.

En 1868, une chaire monumentale en bois fut ajoutée à l’intérieur. En 1930, le campanile initial fut remplacé par une croix, et en 1967, les verrières en grisaille cédèrent la place à des vitraux symboliques (croix, vin, figuier) créés par l’artiste local Alfred Paillon. Le temple, incomplètement achevé à l’origine, conserve un seul chapiteau sculpté parmi ses grandes-arcades. Des bâtiments annexes, comme la sacristie, furent ajoutés ultérieurement.

Le pasteur Louis Comte, installé en 1884, marqua l’histoire du temple par son engagement social. Proche des ouvriers, il fonda des bibliothèques populaires, une boulangerie coopérative, et l’Œuvre des enfants à la montagne (1892), envoyant des enfants stéphanois dans le Vivarais-Lignon. Durant l’affaire Dreyfus, sa prise de position en faveur d’Alfred Dreyfus en 1899 provoqua une suspension temporaire de son traitement par le gouvernement. Le temple fut classé monument historique le 4 octobre 2010, reconnaissant son importance patrimoniale et mémorielle.

Liens externes

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