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Temple protestant à Dijon en Côte-d'or

Temple protestant

    7 Bis Rue du Temple
    21000 Dijon
Propriété d’une association
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Temple protestant
Crédit photo : Erkethan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1562
Premier synode régional
1685
Disparition de la communauté
10 février 1828
Acte d'association protestant
2 septembre 1829
Autorisation du culte
1er novembre 1898
Inauguration du temple
5 août 2020
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

A l’exception du bâtiment des années 1950 situé entre le temple et le presbytère, les bâtiments liés au projet Félix Paumier, sis 14 boulevard de Brosses, soit le temple en totalité, les façades et toitures de la maison du gardien, de la sacristie et du presbytère, les grilles, les murs de clôture et le sol de la parcelle d’assise contenant les vestiges enfouis de l’ancien château de Dijon, situés sur la parcelle n°54, section EW, tels que délimité sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 5 août 2020

Personnages clés

Pierre Le Roy - Pasteur genevois Fonde la communauté réformée en 1562.
Albertine de Broglie - Duchesse et mécène Relance la communauté en 1828.
Jean-Alphonse de Frontin - Premier pasteur concordataire Nommé en 1830 à 23 ans.
Félix Paumier - Architecte parisien Conçoit le temple (1896-1898).
Jean-Baptiste Ghys - Facteur d'orgues belge Auteur de l'orgue original (1897).
Henriette Meininger - Donatrice alsacienne Finance le terrain par legs (1894).

Origine et histoire

Le temple protestant de Dijon trouve ses racines dans le premier synode régional des Églises réformées de Bourgogne, tenu à Chalon-sur-Saône en 1562, où une communauté dijonnaise est attestée. Dirigée par le pasteur Pierre Le Roy, elle se réunit rue des Forges avant de disparaître après la révocation de l'édit de Nantes en 1685. La communauté renaît au XIXe siècle grâce à l'impulsion de la duchesse Albertine de Broglie, qui encourage les familles protestantes locales, dont les Lanson, à se structurer en 1828.

Le culte est officiellement autorisé en 1829, et le jeune pasteur Jean-Alphonse de Frontin est nommé en 1830. Après des décennies de négociations, un terrain est cédé en 1894 près de la place Saint-Bernard, sur l'emplacement des anciens remparts. Le temple, conçu par l'architecte Félix Paumier, est inauguré le 1er novembre 1898, jour de la fête de la Réformation, et s'inspire du style néoroman rhénan.

L'édifice abrite un orgue initial de Jean-Baptiste Ghys (1897), remplacé en 1993 par un instrument Muhleisen. Son clocher, doté d'une cloche de 620 kg nommée Sophia, et son porche orné d'une Bible en bas-relief (1910) symbolisent son héritage réformé. Le temple est inscrit aux monuments historiques le 5 août 2020, reconnaissant son importance patrimoniale et architecturale.

L'histoire du temple est aussi marquée par des tensions locales : en 1904, la rue adjacente est rebaptisée Michel Servet par une municipalité anticléricale, illustrant les débats religieux de l'époque. Le bâtiment, propriété d'une association, conserve des vestiges du château médiéval de Dijon dans son enceinte, protégés par l'inscription de 2020.

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