Frise chronologique
1790
Construction initiale
Construction initiale
1790 (≈ 1790)
Édifié comme *Cercle de la Rotonde* par des nobles.
1792
Saccage révolutionnaire
Saccage révolutionnaire
1792 (≈ 1792)
Intérieur détruit par les Marseillais.
1806
Vente aux enchères
Vente aux enchères
1806 (≈ 1806)
Devenu salle de spectacles privée.
1860
Acquisition protestante
Acquisition protestante
1860 (≈ 1860)
Transformé en temple grâce à une souscription.
1923
Rachat par les A.C.R.
Rachat par les A.C.R.
1923 (≈ 1923)
Passé sous gestion évangélique.
1945
Classement historique
Classement historique
1945 (≈ 1945)
Inscrit aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le temple : inscription par arrêté du 30 avril 1945
Personnages clés
| Loizon fils - Constructeur |
Architecte niçois ayant édifié la Rotonde. |
| Claude-Nicolas Ledoux - Inspiration architecturale |
Modèle néoclassique pour le bâtiment. |
Origine et histoire
Le temple protestant d’Arles, surnommé La Rotonde, fut initialement construit en 1790 sous le nom de Cercle de la Rotonde par un club de nobles arlésiens. Sa salle circulaire, coiffée d’une coupole surbaissée et ornée de colonnes ioniques, s’inspire du néoclassicisme de Claude-Nicolas Ledoux. Destiné à servir de siège à leur association, l’édifice fut partiellement détruit en 1792 lors des troubles révolutionnaires, quand des Marseillais, alliés aux Monnaidiers arlésiens, saccagèrent son intérieur sur ordre de la Convention.
Vendu aux enchères en 1806, le bâtiment devint une salle de spectacles (bals, concerts) et de réunions publiques sous propriété privée. En 1860, une souscription internationale permit à la communauté protestante d’Arles de l’acquérir pour en faire un temple. Racheté en 1923 par l’Union nationale des A.C.R. évangéliques, il dépend aujourd’hui de l’Église protestante unie de France depuis 2013. Classé monument historique en 1945, il allie héritage révolutionnaire et vocation cultuelle.
Architecturalement, la Rotonde se distingue par sa rotonde centrale à voûte plate, entourée de salons à l’étage. Son style, marqué par des colonnes cannelées et une corniche saillante, reflète l’influence de Ledoux. Au-delà des offices dominicaux, le temple accueille des manifestations culturelles et sert de lieu de mémoire révolutionnaire lors des Journées du patrimoine. Son adresse historique, 9 rue de la Rotonde, coexiste avec une localisation administrative au 30 boulevard des Lices.