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Temple protestant de Die dans la Drôme

Patrimoine classé Patrimoine protestant Temple protestant

Temple protestant de Die

  • 2-8 Rue du Docteur Amédée Rousset 
  • 26150 Die
Temple protestant de Die
Temple protestant de Die
Temple protestant de Die
Temple protestant de Die
Crédit photo : PhLabor - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
26150 Die, 2-8 Rue du Docteur Amédée Rousset 

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1525
Début de la Réforme à Die
1560
Fondation de l’Église calviniste
1590
Construction du premier temple
1684-1685
Destruction du temple
1804
Rétablissement du culte
1831
Achat de la chapelle des Jésuites
1931
Classement de la porte
1941-1944
Engagement dans la Résistance
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte y compris les vantaux : inscription par arrêté du 12 janvier 1931

Personnages clés

Pierre Gay - Prédicateur réformé Introduit la Réforme à Die en 1525.
Thomas Gautier - Théologien protestant Professeur à l’Académie, exilé en 1684.
Louis Ranc - Dernier pasteur exécuté Mort en 1745 pour sa foi.
Pierre Loux - Pasteur résistant Protège des Juifs pendant la WWII.
Simone Courtin - Paroissienne engagée Cache la fille de Marc Bloch.
Camille Buffardel - Résistant abattu Membre du réseau Buckmaster.

Origine et histoire du Temple protestant

Le temple protestant de Die trouve ses origines en 1525, lorsque Pierre Gay y prêche la Réforme. En 1560, une Église calviniste est officiellement établie, et un premier temple est construit en 1590 dans le quartier Saint-May. La ville devient alors un bastion protestant, abritant un collège, une Académie enseignant théologie, philosophie et langues anciennes, ainsi qu’une imprimerie. Jusqu’en 1627, Die est une place de sûreté pour les réformés, mais les persécutions reprennent avant la révocation de l’édit de Nantes.

En 1684, l’Académie est fermée et le temple rasé l’année suivante, ses pierres réutilisées pour la cathédrale Notre-Dame de Die. Dès 1687, des assemblées du Désert s’organisent clandestinement. Au XIXe siècle, après la Révolution, les protestants – alors près de la moitié de la population du Diois – obtiennent la chapelle de l’ancien hôpital de la Croix (1804), puis rachètent celle des Jésuites en 1831. La porte en noyer du XVIIIe siècle, classée en 1931, en est l’un des rares vestiges architecturaux.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le pasteur Pierre Loux et sa paroisse s’engagent dans la résistance et la protection des Juifs. Le presbytère accueille des réfugiés du camp de Gurs, tandis que des paroissiens cachent des familles persécutées, comme celle de Marc Bloch ou de Claude Lévi-Strauss. En 1944, Camille Buffardel, membre du conseil presbytéral, est abattu par les miliciens pour son rôle dans le réseau Buckmaster. Depuis 1950, la paroisse est jumelée avec Louisendorf (Allemagne), et un chemin de randonnée, Sur les pas des huguenots, valorise ce patrimoine.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours