Temple protestant de La Calmette dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine protestant Temple protestant

Temple protestant de La Calmette

  • Le Bourg
  • 30190 La Calmette
Temple protestant de La Calmette
Temple protestant de La Calmette
Crédit photo : Raptor-kev - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1650
Premier temple construit
1662
Démantèlement du temple
1839
Création d'une nouvelle section
1846
Construction du nouveau temple
1866
Ajout du clocher
1991
Restauration et protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Temple protestant (cad. AT 219) : inscription par arrêté du 7 novembre 1991

Personnages clés

Gaston Bourdon Architecte responsable de la construction du temple au XIXe siècle.
Eugène Sylvestre Entrepreneur en charge des travaux de construction du temple.

Origine et histoire du Temple protestant

Le temple protestant de La Calmette, situé dans la commune éponyme du Gard, présente un plan centré octogonal et une façade néo-classique. Le porche d'entrée, flanqué de deux colonnes, porte la date 1846 ; le clocher a été élevé en 1866. Un premier temple avait été édifié en 1650 puis démantelé par ordonnance royale en juin 1662. Face à l'augmentation du nombre de fidèles, la création en 1839 d'une nouvelle section regroupant La Calmette, Dions et La Rouvière fut décidée, les cultes se tenant alors en plein air ou dans des bergeries. La construction du nouveau temple, sollicitée dès 1844, fut menée par l'architecte Gaston Bourdon et l'entrepreneur Eugène Sylvestre, mais retardée par une incertitude sur les droits de propriété du terrain offert par la commune. Les travaux furent financés par un secours gouvernemental de 4 300 francs et par des souscriptions ; la date portée sur le portail semble correspondre à l'acquisition communale du 29 janvier 1846, alors que l'édification se poursuivait l'année suivante. Lors de la réception définitive en 1848, l'architecte signala des malfaçons : les matériaux employés pour le gros-œuvre différaient du devis initial — pierre de taille et brique en façade et pierre de Barutel au lieu de pierre de Souvignargues pour l'escalier montant à la tribune — et l'entrepreneur demanda une contre-expertise. Des restaurations furent encore nécessaires dès 1869 ; la toiture s'effondra au milieu du XXe siècle et l'édifice fut ensuite envahi par la végétation avant d'être restauré et protégé en 1991. Le temple a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 7 novembre 1991 ; la paroisse est membre de l'Église protestante unie de France.

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