Crédit photo : Jérémy-Günther-Heinz Jähnick (1988–) Descriptionph - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1872
Premier culte protestant
Premier culte protestant
1872 (≈ 1872)
Début des célébrations protestantes à Liévin.
1886
Construction du premier temple
Construction du premier temple
1886 (≈ 1886)
Temple détruit pendant la Première Guerre.
1923
Reconstruction du temple
Reconstruction du temple
1923 (≈ 1923)
Nouveau temple bâti grâce aux dommages de guerre.
1925
Inauguration du temple actuel
Inauguration du temple actuel
1925 (≈ 1925)
Ouverture du bâtiment conçu par Laude.
2009
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2009 (≈ 2009)
Protection du temple et du presbytère.
2012
Classement UNESCO
Classement UNESCO
2012 (≈ 2012)
Intégration au patrimoine mondial du bassin minier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le temple protestant et ses annexes, en totalité, et les façades et toitures de son presbytère (cad. BH 47, 48) : inscription par arrêté du 25 novembre 2009
Personnages clés
| Georges Laude - Architecte |
Concepteur du temple reconstruit en 1923. |
| Tommy Fallot - Théologien |
Figure du Réveil protestant francophone. |
| Élie Gounelle - Théologien |
Influenceur du protestantisme dans le Nord. |
Origine et histoire
Le temple protestant de Liévin trouve ses origines dans le Réveil protestant du XIXe siècle, qui toucha particulièrement les populations ouvrières du Nord. À Liévin, le premier culte fut célébré en 1872, soutenu par des cadres de la Compagnie des mines de Liévin, souvent originaires des Cévennes. Une première chapelle fut construite en 1886, mais détruite pendant la Première Guerre mondiale. La communauté protestante, renforcée par l’arrivée de mineurs belges, reconstruit son lieu de culte en 1923 grâce aux dommages de guerre.
Le nouveau temple, conçu par les architectes Laude, Lamarre et Henry, fut inauguré en 1925. Il se distingue par son style cubique, son enduit de ciment gris et son clocher-porche orné d’une grille Art Déco. Dans les années 1980, la flèche du clocher fut supprimée. En 2009, le temple et son presbytère furent inscrits aux monuments historiques, puis classés au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2012 dans le cadre du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.
Le presbytère, adjacent au temple, abrite aujourd’hui une Fraternité de la Mission populaire évangélique de France. L’édifice reflète l’histoire sociale et religieuse de la région, marquée par l’industrialisation et l’influence protestante parmi les mineurs. Son architecture, mêlant béton armé et briques, témoigne des techniques de construction de l’entre-deux-guerres.
Le temple est un symbole de la résilience de la communauté protestante locale, qui joua un rôle actif dans l’évangélisation et la lutte contre l’alcoolisme parmi les ouvriers. Son inscription au patrimoine mondial souligne son importance dans l’histoire industrielle et culturelle des Hauts-de-France.