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Temple protestant de Royan en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine protestant Temple protestant

Temple protestant de Royan

    Rue Aunis
    17200 Royan
Propriété de la commune ; propriété d'une association cultuelle
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1843
Construction du premier temple
5 janvier 1945
Destruction par bombardement
1945-1956
Temple provisoire en bois
1953-1957
Construction du temple actuel
1962
Installation de l'orgue Schwenkedel
4 septembre 2002
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le centre protestant en totalité, comprenant le temple, le parvis, la salle des fêtes, le logement du gardien et le presbytère (cad. AH 450) : inscription par arrêté du 4 septembre 2002

Personnages clés

Marc Hébrard - Architecte Co-concepteur du temple actuel (1953-1957).
René Baraton - Architecte Associé à Hébrard pour la reconstruction.
Jean Bauhain - Architecte Collaborateur du projet moderniste.
Schwenkedel - Facteur d'orgues Auteur de l'orgue installé en 1962.

Origine et histoire

Le temple protestant de Royan est un lieu de culte réformé construit entre 1953 et 1957, succédant à un édifice néoclassique de 1843 détruit lors des bombardements de janvier 1945. Ce premier temple, situé rue Gambetta, fut remplacé après la guerre par une structure provisoire en bois (1945-1956), offerte par le Conseil œcuménique des églises, puis démontée et transférée à La Tremblade. Le projet définitif, confié aux architectes Marc Hébrard, René Baraton et Jean Bauhain, s’inscrit dans la reconstruction de Royan, marquant une rupture stylistique avec le passé.

Le complexe actuel, inscrit aux monuments historiques depuis 2002, se compose d’un temple trapézoïdal aux baies asymétriques, d’un parvis bordé d’un portique, et d’un campanile de 18 mètres en béton. Inspiré de l’église Saint-François d’Assise de Pampulha (Brésil), il intègre aussi des espaces paroissiaux, un presbytère et un orgue Schwenkedel installé en 1962. Son architecture moderniste, mêlant minimalisme et symbolisme (comme la trémie évoquant le culte du désert), reflète les aspirations spirituelles et esthétiques de l’après-guerre.

Le site abrite également un cimetière protestant épargné par les bombardements, conservant des sépultures du XVIIIe siècle. Ce lieu témoigne de la résilience de la communauté protestante locale, dont l’histoire est marquée par les destructions de 1945 et la reconstruction. Le temple provisoire, aujourd’hui disparu, illustre la solidarité internationale (dons du Conseil œcuménique) et les défis logistiques de la période.

Classé parmi les édifices labellisés Patrimoine du XXe siècle, le temple de Royan incarne la synthèse entre fonction religieuse et innovation architecturale. Son inscription en 2002 couvre l’ensemble du complexe (parvis, salle des fêtes, logements), soulignant son rôle central dans le paysage urbain et culturel de la ville. Les matériaux (béton armé, métal) et les formes géométriques en font un exemple remarquable du mouvement moderniste en France.

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