Frise chronologique
1601
Construction du premier temple
Construction du premier temple
1601 (≈ 1601)
Premier édifice protestant détruit en 1684
1792
Fin des assemblées clandestines
Fin des assemblées clandestines
1792 (≈ 1792)
Retour officiel du culte protestant
1846
Autorisation municipale
Autorisation municipale
1846 (≈ 1846)
Projet approuvé pour un nouveau temple
30 juillet 1870
Inauguration du temple actuel
Inauguration du temple actuel
30 juillet 1870 (≈ 1870)
Ouverture après 20 ans de travaux
1902, 1929, 1981
Campagnes de restauration
Campagnes de restauration
1902, 1929, 1981 (≈ 1981)
Travaux de préservation du bâtiment
4 octobre 2010
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
4 octobre 2010 (≈ 2010)
Protection intégrale du temple et parcelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le temple en totalité avec la parcelle AM 39 : inscription par arrêté du 4 octobre 2010
Personnages clés
| Nicolas Fontanille - Architecte |
Concepteur des plans du temple (1860) |
Origine et histoire
Le temple protestant de Taulignan s’inscrit dans une longue tradition réformée locale. Un premier temple, construit en 1601, fut détruit en 1684, mais les protestants de la région continuèrent à se réunir clandestinement jusqu’en 1792. Malgré les persécutions, la communauté survécut, témoignant d’une résistance spirituelle et organisationnelle pendant plus d’un siècle.
La construction de l’édifice actuel fut autorisée par le conseil municipal en 1846, mais les travaux ne commencèrent qu’autour de 1860, selon les plans de l’architecte Nicolas Fontanille, basé à Montélimar. Inauguré le 30 juillet 1870, le temple adopte un plan centré original, avec une coupole soutenue par quatre piliers ornés de versets bibliques. Sa luminosité est assurée par des fenestrons, créant une atmosphère recueillie.
Ce temple fait partie des rares édifices protestants ronds en France, aux côtés de ceux de Beauvoisin (Gard), Lézinier (Lozère) ou Saint-Gélais (Deux-Sèvres). Il a fait l’objet de plusieurs campagnes de restauration (1902, 1929, 1981) pour préserver son architecture et son rôle dans la mémoire collective. Classé Monument Historique en 2010, il incarne aujourd’hui le patrimoine religieux et culturel de la Drôme.
Le bâtiment, propriété de la commune de Taulignan, se distingue par son adresse emblématique sur la route des Côtes-du-Rhône, reflétant son ancrage dans un territoire marqué par l’histoire protestante et viticole. Sa localisation, bien que jugée médiocre en précision, reste un point de repère pour les fidèles et les amateurs d’architecture religieuse.