Frise chronologique
1845
Achèvement du temple
Achèvement du temple
1845 (≈ 1845)
Fin des travaux attestée par procès-verbal.
23 mars 1845
Récolement des travaux
Récolement des travaux
23 mars 1845 (≈ 1845)
Signature par Bizard et Lamblin.
21 septembre 1998
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
21 septembre 1998 (≈ 1998)
Protection du temple et de son décor.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Temple, y compris son décor intérieur (cad. AC 83) : inscription par arrêté du 21 septembre 1998
Personnages clés
| Antoine Bizard - Architecte |
Concepteur du temple néo-classique. |
| Jean Lamblin dit Lorrain - Entrepreneur |
Réalisateur des travaux en 1845. |
Origine et histoire
Le temple protestant de Vançais, situé dans le département des Deux-Sèvres en Nouvelle-Aquitaine, a été érigé au cours du deuxième quart du XIXe siècle. Ce monument historique se distingue par son style néo-classique, marqué par une porte à corniche et un encadrement mouluré, un fronton triangulaire orné de moulures, ainsi qu’un campanile abritant l’horloge municipale. Sa sacristie, en forme d’abside circulaire, est accolée au chevet plat, tandis que le plan rectangulaire simple reflète les principes architecturaux protestants de l’époque.
L’édifice a été conçu par l’architecte Antoine Bizard, selon un devis précis, et sa construction a été confiée à l’entrepreneur Jean Lamblin, dit Lorrain, basé à Parthenay. Les travaux, adjugés à Lamblin, se sont achevés en 1845, comme en témoigne le procès-verbal de récolement signé par les deux hommes le 23 mars 1845. Le temple, incluant son décor intérieur, a été inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 21 septembre 1998, soulignant sa valeur patrimoniale.
Le temple protestant de Vançais incarne l’héritage religieux et architectural des communautés protestantes en Poitou-Charentes (aujourd’hui Nouvelle-Aquitaine). À l’époque de sa construction, au milieu du XIXe siècle, cette région était marquée par une coexistence entre catholicisme et protestantisme, notamment dans les zones rurales. Les temples protestants, souvent sobres et dépouillés, servaient de lieux de culte mais aussi de symboles d’identité pour des communautés minoritaires, dans un contexte national encore marqué par les tensions post-révolutionnaires.