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Propriété d'une association cultuelle
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1821
Aménagements internes
Aménagements internes 1821 (≈ 1821)
Ajout de l'orgue et des tribunes.
1831
Remplacement du plafond
Remplacement du plafond 1831 (≈ 1831)
Remplacement du plafond par une voûte.
1er quart XIXe siècle
Construction et inauguration
Construction et inauguration 1er quart XIXe siècle (≈ 1925)
Édification du temple protestant et première célébration de culte en 1806, suivi de la consacration en 1810.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le temple protestant et sa parcelle, en totalité (cad. AB 430) : inscription par arrêté du 7 décembre 2010
Personnages clés
Marguerite Soubeyran
Secrétaire de mairie et résistante
Catherine Krafft
Resistante et membre de l'école de Beauvallon
Valérie Paturaud
Romancière dont le récit Nézida se déroule en partie dans le milieu protestant de Dieulefit
Origine et histoire
Le temple protestant de Dieulefit est un édifice religieux situé place Châteauras, dans la commune de Dieulefit (Drôme). La paroisse appartient à l'Église protestante unie de France. En 1805 la commune accorda le terrain pour son édification ; un premier culte y fut célébré le 4 août 1806 et le temple fut consacré le 8 novembre 1810. En 1821 l'orgue et les tribunes furent aménagés, puis le plafond remplacé par une voûte en 1831. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'école de Beauvallon, dirigée par Marguerite Soubeyran et Catherine Krafft, devint un refuge pour des Juifs et des résistants ; Dieulefit se rapprocha ainsi du modèle du Chambon-sur-Lignon, avec une collaboration entre le pasteur, le prêtre et la secrétaire de mairie pour fournir des faux papiers. Le temple est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 7 décembre 2010. Architectoniquement, il est typique des temples protestants de la première moitié du XIXe siècle : bâtiment rectangulaire de style néo-classique, mesurant 32 mètres de longueur sur 24 mètres de largeur. Sa façade dépouillée est surmontée d'un clocheton doté d'un cadran d'horloge. Les baies comportent des vitraux géométriques entourés de frises de feuillage coloré exécutées par Fulcrand Brunet. Une grille extérieure qui ceinturait l'édifice a été retirée au milieu du XXe siècle. Enfin, le récit Nézida (2020) de Valérie Paturaud, biographie romancée, se déroule en partie dans le milieu protestant de Comps et de Dieulefit.