Frise chronologique
1805
Cession du terrain
Cession du terrain
1805 (≈ 1805)
La commune accorde un terrain à Châteauras.
4 août 1806
Premier culte
Premier culte
4 août 1806 (≈ 1806)
Célébration inaugurale sur le site.
8 novembre 1810
Consécration du temple
Consécration du temple
8 novembre 1810 (≈ 1810)
Inauguration officielle du bâtiment.
1821
Aménagements intérieurs
Aménagements intérieurs
1821 (≈ 1821)
Ajout de l’orgue et des tribunes.
1831
Modification de la voûte
Modification de la voûte
1831 (≈ 1831)
Remplacement du plafond par une voûte.
7 décembre 2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
7 décembre 2010 (≈ 2010)
Protection officielle du temple et de sa parcelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le temple protestant et sa parcelle, en totalité (cad. AB 430) : inscription par arrêté du 7 décembre 2010
Personnages clés
| Fulcrand Brunet - Artisan verrier |
Auteur des vitraux géométriques du temple. |
| Marguerite Soubeyran - Directrice de l'école Beauvallon |
Actrice de la résistance locale. |
| Catherine Krafft - Éducatrice à Beauvallon |
Impliquée dans le refuge des persécutés. |
Origine et histoire
Le temple protestant de Dieulefit fut construit au début du XIXe siècle sur un terrain cédé par la commune en 1805 dans le quartier de Châteauras. Dès le 4 août 1806, un premier culte y fut célébré, avant sa consécration officielle le 8 novembre 1810. Ce bâtiment rectangulaire de 32 mètres de long, typique du style néo-classique protestant, fut progressivement embelli : orgue et tribunes ajoutés en 1821, puis remplacement du plafond par une voûte en 1831. Ses vitraux géométriques, entourés de frises végétales colorées, furent réalisés par l’artisan Fulcrand Brunet.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Dieulefit devint un refuge pour Juifs et résistants, à l’instar du Chambon-sur-Lignon. Le pasteur local, en collaboration avec le prêtre et la secrétaire de mairie, organisa la fabrication de faux papiers pour protéger les persécutés. Cette période marqua profondément l’histoire du temple, aujourd’hui inscrit aux monuments historiques depuis le 7 décembre 2010.
Architecturalement, le temple se distingue par sa façade sobre surmontée d’un clocheton abritant une horloge. À l’origine ceint d’une grille extérieure retirée au XXe siècle, il illustre l’austérité et la fonctionnalité des lieux de culte protestants de l’époque. Son inscription récente comme monument historique souligne son importance patrimoniale et mémorielle, liée à la fois à l’histoire religieuse et à la Résistance.