Frise chronologique
1857
Construction du temple
Construction du temple
1857 (≈ 1857)
Remplace l’oratoire trop petit pour la communauté.
3e quart XIXe siècle
Période de construction
Période de construction
3e quart XIXe siècle (≈ 1962)
Contexte d’expansion protestante dans le Cambrésis.
30 janvier 2006
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
30 janvier 2006 (≈ 2006)
Protection du temple et de ses pavillons.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le temple ainsi que ses deux pavillons d'entrée en totalité (cad. A 601, 602, 604) : inscription par arrêté du 30 janvier 2006
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
Le temple protestant d'Inchy a été construit au 3e quart du XIXe siècle, en 1857, pour remplacer un oratoire devenu trop exigu face à l'expansion de la communauté protestante du Cambrésis à partir de la fin du XVIIIe siècle. L’édifice, de plan rectangulaire, est bâti en briques et s’inscrit dans un terrain clos par une grille, flanqué de deux pavillons latéraux. Sa façade, de style néo-classique, se distingue par un portail en pierre surmonté d’un fronton triangulaire. Le tympan, orné d’une représentation du livre saint, est couronné par une croix en pierre, soulignant la vocation religieuse du lieu. L’intérieur, dépourvu de divisions, est voûté en berceau en anse de panier, rythmé par des doubleaux moulurés, reflétant une sobriété architecturale typique des temples protestants de l’époque.
La croissance de la communauté protestante dans le Cambrésis, dès la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, a motivé l’édification de ce temple. L’oratoire initial, insuffisant pour accueillir les fidèles, cède ainsi la place à un lieu de culte plus spacieux et représentatif. Le bâtiment, aujourd’hui inscrit aux Monuments Historiques depuis le 30 janvier 2006, comprend également ses deux pavillons d’entrée dans la protection. Propriété de la commune d’Inchy, il témoigne de l’ancrage historique du protestantisme dans cette région du nord de la France, marquée par une diversité religieuse moins connue que dans d’autres territoires.
L’architecture du temple, sobre et fonctionnelle, illustre les principes protestants de simplicité et d’accessibilité. Le choix de la brique, matériau local, et l’absence d’ornementation superflue à l’intérieur, où l’attention se concentre sur la prédication, reflètent cette approche. Le fronton néo-classique, avec ses symboles religieux (livre saint et croix), rappelle cependant l’importance accordée à la transmission des textes sacrés. Implanté au 7 rue du Docteur-Eloire, le temple reste un repère identitaire pour la communauté réformée, tout en s’intégrant dans le paysage urbain d’Inchy, dans le département du Nord (59).
La localisation du temple, notée comme a priori satisfaisante (niveau 6/10), permet de le situer précisément dans la commune, bien que son ouverture au public ou ses usages actuels (visites, location, etc.) ne soient pas détaillés dans les sources disponibles. Son inscription au titre des Monuments Historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son histoire que pour son architecture, représentative des lieux de culte protestants construits au XIXe siècle en France.