Frise chronologique
1228
Début de la construction
Début de la construction
1228 (≈ 1228)
Première église construite sur l’île.
5 juillet 1228
Début de la construction
Début de la construction
5 juillet 1228 (≈ 1228)
Première pierre de l’église catholique.
8 mars 1563
Pillage huguenot
Pillage huguenot
8 mars 1563 (≈ 1563)
Église saccagée pendant les guerres.
1580
Achèvement de l’édifice
Achèvement de l’édifice
1580 (≈ 1580)
Tour et rose ajoutées.
début XVIe siècle
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
début XVIe siècle (≈ 1604)
Travaux majeurs avant 1563.
1791
Désaffectation révolutionnaire
Désaffectation révolutionnaire
1791 (≈ 1791)
Transformée en magasin à fourrage.
1803
Affectation protestante
Affectation protestante
1803 (≈ 1803)
Devenue temple réformé.
22 juin 1911
Classement monument historique
Classement monument historique
22 juin 1911 (≈ 1911)
Protection officielle de l’État.
1944
Bombardements alliés
Bombardements alliés
1944 (≈ 1944)
Dégâts pendant la semaine rouge.
2 avril 1950
Réouverture au culte
Réouverture au culte
2 avril 1950 (≈ 1950)
Après restauration post-guerre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Eloi (ancienne) : classement par arrêté du 22 juin 1911
Personnages clés
| Jean-Jacques Martinet - Architecte |
Travaux au XVIIIe siècle. |
| Napoléon Ier - Empereur |
Organisa les Consistoires en 1802. |
Origine et histoire
L’église Saint-Éloi de Rouen, située place du Pasteur-Martin-Luther-King, trouve ses origines au Moyen Âge. À l’origine une chapelle sur une île, elle devient paroissiale avec l’urbanisation du quartier. Une première église est construite à partir de 1228, dépendant du chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Elle est reconstruite au début du XVIe siècle, puis pillée par les Huguenots en 1563. En 1580, l’édifice est achevé avec l’ajout d’une tour et d’une rose sur le portail.
Lors de la Révolution française, l’église est expropriée en 1791 et transformée en magasin à fourrage, puis en fabrique de plomb. Après la Déclaration des droits de l’homme (1789), les protestants obtiennent la liberté de culte. En 1803, Napoléon Ier affecte l’édifice au Consistoire réformé de la Seine-Inférieure, marquant sa conversion en temple protestant. L’église est classée monument historique en 1911.
Le temple subit des dégâts lors des bombardements de 1944 et rouvre au culte en 1950. En 2018-2019, des fouilles révèlent un cimetière médiéval à proximité, attestant d’une utilisation intense de l’espace funéraire. L’orgue de tribune est classé objet monument historique, soulignant la richesse patrimoniale du lieu.
L’architecture de l’édifice, de plan basilical sans transept, a subi des modernisations intérieures au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des vitraux sont retirés et la baie d’axe est bouchée, ornée d’une Gloire peinte. Les échoppes adjacentes sont détruites en 1857, libérant l’espace autour du temple.