Frise chronologique
1886
Construction de l'église
Construction de l'église
1886 (≈ 1886)
Bâtie par W.G. Haberson pour les Épiscopaliens.
1888
Inauguration
Inauguration
1888 (≈ 1888)
Ouverture sous le nom *Holy Spirit Church*.
1966
Déclin de la communauté
Déclin de la communauté
1966 (≈ 1966)
Départ de la flotte américaine.
1974
Rachat par les Réformés
Rachat par les Réformés
1974 (≈ 1974)
Acquisition par l'Église réformée de France.
26 mai 2020
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
26 mai 2020 (≈ 2020)
Protection des façades, toitures et clôtures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de l'ancienne église épiscopalienne américaine Holy Church : l'église en totalité, les façades et toitures du presbytère, les éléments de clôture, telles que délimitées en rouge sur le plan annexé à l'arrêté, et sises 21 boulevard Victor Hugo (cad. KT 182) : inscription par arrêté du 26 mai 2020
Personnages clés
| W.G. Haberson - Architecte |
Concepteur de l'église en 1886. |
Origine et histoire
Le temple Saint-Esprit, anciennement église épiscopalienne américaine Holy Spirit Church, est un édifice protestant réformé situé au 21 boulevard Victor-Hugo à Nice. Construit en 1886 par l'architecte W.G. Haberson, il fut inauguré en 1888 pour la communauté épiscopalienne américaine hivernant sur la Côte d'Azur. Son style néogothique, rare dans la région, le distingue des autres bâtiments niçois. L'église fut vendue en 1974 à l'Église réformée de France après le déclin de sa communauté originelle, notamment après le départ de la flotte américaine en 1966.
À l'origine, la communauté protestante réformée de langue française à Nice partageait le temple vaudois de la rue Gioffredo avec l'Église évangélique vaudoise. En 1902, elle acquiert un immeuble boulevard Dubouchage, qu'elle occupe pendant soixante-dix ans. Face à des problèmes d'entretien dans les années 1970, elle rachète l'ancienne église Holy Spirit et son presbytère, abandonnés par les Épiscopaliens américains. Le temple, ses façades, toitures et clôtures sont inscrits aux monuments historiques depuis le 26 mai 2020.
Ce monument illustre l'histoire des communautés protestantes à Nice, marquées par l'influence des hivernants étrangers au XIXe siècle. Son architecture néogothique anglaise, atypique dans la ville, reflète cette période de cosmopolitisme. Aujourd'hui, il est rattaché à l'Église protestante unie de France et reste un lieu de culte actif, tout en témoignant du patrimoine religieux et architectural niçois.