Frise chronologique
70–50 av. J.-C.
Construction de la domus
Construction de la domus
70–50 av. J.-C. (≈ 60 av. J.-C.)
Résidence luxueuse avec fresques pompéiennes.
Fin IIe siècle apr. J.-C.
Mosaïque de l’Aiôn
Mosaïque de l’Aiôn
Fin IIe siècle apr. J.-C. (≈ 295)
Pavement exposé au musée d’Arles.
IIIe siècle apr. J.-C.
Destruction et abandon
Destruction et abandon
IIIe siècle apr. J.-C. (≈ 350)
Fin violente de l’occupation romaine.
21 octobre 1953
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
21 octobre 1953 (≈ 1953)
Protection du terrain de 362,40 m².
1978
Acquisition par la Ville d’Arles
Acquisition par la Ville d’Arles
1978 (≈ 1978)
Début des fouilles archéologiques.
2019
Fin des fouilles
Fin des fouilles
2019 (≈ 2019)
Transformation en tiers-lieu culturel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Terrain de 362, 40 m2 contenant des vestiges archéologiques, entre les rues du Four-Banal et Cuiratiers : inscription par arrêté du 21 octobre 1953
Personnages clés
| Marie-Pierre Rothé - Archéologue, responsable des fouilles |
Dirige les opérations pour le CD13-MDAA. |
| Julien Boislève - Toichographologue, co-responsable |
Spécialiste des peintures murales (Inrap). |
| Alain Genot - Archéologue, co-responsable |
Collabore aux fouilles (CD13-MDAA). |
Origine et histoire
Le site archéologique de la Verrerie de Trinquetaille, acquis par la Ville d’Arles en 1978, a fait l’objet de fouilles depuis les années 1980, puis à partir de 2013 par le musée départemental Arles antique et l’INRAP. Ces recherches ont mis au jour des habitations datant du Ier siècle av. J.-C. au IIIe siècle apr. J.-C., dont une domus romaine du milieu du Ier siècle av. J.-C., ornée de décors peints du deuxième style pompéien, rarissimes en Gaule. La qualité des fresques, comme celle d’une harpiste sur fond vermillon, suggère l’intervention d’artisans italiens pour un commanditaire aisé.
La domus fouillée partiellement (105 m2) comportait un atrium avec impluvium, des pièces aux sols décorés (béton incrusté, mosaïques) et des systèmes de chauffage par hypocauste. Une mosaïque majeure, l’Aiôn (fin IIe siècle), aujourd’hui exposée au musée départemental, symbolise le renouvellement des saisons. Le site, classé Monument Historique en 1953, a été abandonné après une destruction violente au IIIe siècle. Les fouilles, closes en 2019, ont cédé la place à un tiers-lieu culturel axé sur l’éco-responsabilité et la valorisation du patrimoine.
Les vestiges attestent d’une occupation romaine continue, marquée par des résidences luxueuses (bassins en marbre, fontaines) reflétant le statut social élevé de leurs propriétaires. La localisation en rive droite du Rhône, dans l’ancienne Arelate, confirme l’importance stratégique et économique d’Arles durant l’Antiquité. Le site illustre aussi les échanges culturels entre Rome et les provinces, via des techniques artistiques importées, comme les fresques pompéiennes. Aujourd’hui, le jardin de 4 000 m2 et les projets de réhabilitation paysagère intègrent ce patrimoine à la vie contemporaine.
La responsable des fouilles, Marie-Pierre Rothé (archéologue, CD13-MDAA), a dirigé les opérations avec Julien Boislève (toichographologue, Inrap) et Alain Genot (archéologue, CD13-MDAA). Leur travail a permis de documenter des éléments architecturaux uniques, comme les tuiles ornées de palmettes ou les sols en terre battue de la galerie de l’atrium. Ces découvertes éclairent les modes de vie des élites arlésiennes, entre influences italiennes et adaptations locales.
Le classement de 1953 protège un terrain de 362,40 m2 entre les rues du Four-Banal et Cuiratiers, aujourd’hui géré par l’association Vers un tiers-lieu en pays d’Arles. Ce projet associe préservation patrimoniale et innovation sociale, transformant un site archéologique en espace de rencontres autour des patrimoines matériel et immatériel. L’adresse approximative (9 rue Robespierre) situerait le lieu dans un quartier historique, bien que la précision géographique reste limitée (niveau 5/10 selon Monumentum).