Frise chronologique
1632-1657
Aménagement du parc
Aménagement du parc
1632-1657 (≈ 1645)
Création liée à Michel Le Masle et attribuée à Le Nôtre.
1825
Projet avorté de moulin
Projet avorté de moulin
1825 (≈ 1825)
Comte de Montessuy envisage un moulin hydraulique.
1875
Premier démembrement
Premier démembrement
1875 (≈ 1875)
M. Jaworovski morcelle le parc.
1890
Achat par Flammarion
Achat par Flammarion
1890 (≈ 1890)
Camille Flammarion acquiert une partie du parc.
1944
Bombardement de la gare
Bombardement de la gare
1944 (≈ 1944)
Destruction partielle du quartier adjacent.
1947
Protection du monument
Protection du monument
1947 (≈ 1947)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Terrasse et grotte de rocaille : inscription par arrêté du 2 juin 1947
Personnages clés
| Michel Le Masle - Propriétaire du château |
Commanditaire de l’aménagement (1632-1657). |
| André Le Nôtre - Paysagiste (attribution non prouvée) |
Aura conçu le parc selon la tradition. |
| François Blondel - Architecte ou ingénieur |
Collaborateur pour le mur de soutènement. |
| Camille Flammarion - Astronome et acquéreur |
Achète une partie du parc en 1890. |
| Paul Ohnenwald - Urbaniste post-1944 |
Dirige la reconstruction du quartier. |
| Léo Mendelssohn - Architecte en chef |
Restaure éléments historiques après 1944. |
Origine et histoire
La terrasse et grotte de rocaille de Juvisy-sur-Orge s’inscrit dans l’aménagement du parc du château de Juvisy, réalisé entre 1632 et 1657 sous l’impulsion de son propriétaire, Michel Le Masle. Bien qu’attribué sans preuve à André Le Nôtre, ce projet aurait été assisté par François Blondel pour la construction du mur de soutènement. Le parc, incluant une grotte et un pavillon de chasse, conserve son tracé d’origine jusqu’au XIXe siècle, malgré des projets avortés comme celui d’un moulin hydraulique en 1825.
Au XIXe siècle, le parc subit des démembrements successifs. En 1875, M. Jaworovski morcelle une première partie, suivie en 1890 par l’acquisition d’une section par Camille Flammarion, adjacent à sa propriété. La création de voies (rue de l’Église, avenue d’Estienne d’Orves) et le lotissement du parc inférieur (1885) transforment le site, avec des avenues comme la rue des Gaulois ou l’avenue de la Terrasse. En 1905, un nouveau lotissement est organisé par M. Lehèque, industriel marbrier, selon les plans du géomètre Voisin.
Les bombardements de 1944, notamment celui du 18 avril détruisant des maisons autour de la gare, conduisent à une reconstruction dirigée par l’urbaniste Paul Ohnenwald et l’architecte Léo Mendelssohn. Ceux-ci restaurent des éléments clés comme le miroir d’eau, le fer-à-cheval et l’allée centrale, tout en concevant un urbanisme verdoyant pour le quartier. La terrasse et sa grotte, protégées depuis 1947, témoignent aujourd’hui de ce patrimoine paysager et architectural.
Le site, initialement lié à la vie seigneuriale du château, évolue avec l’industrialisation et l’urbanisation de Juvisy-sur-Orge. Son histoire reflète les transformations sociales et économiques de la région, depuis son rôle de domaine aristocratique jusqu’à son intégration dans le tissu urbain moderne. La protection de 1947 souligne sa valeur historique et esthétique, malgré les altérations subies au fil des siècles.