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Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Tumulus

Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant

  • Le Bourg
  • 29940 La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Tertre de Kerleven de La Forêt-Fouesnant
Crédit photo : Oudshoff-van der Voort - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
29940 La Forêt-Fouesnant, Le Bourg

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1900
2000
Vers 2875 av. J.-C.
Construction du premier cairn
1937
Premier relevé par Pierre-Roland Giot
1960
Redécouverte accidentelle
1961-1965
Campagnes de fouilles
15 avril 1965
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tertre tumulaire de Kerleven (cad. E 528) : classement par arrêté du 15 avril 1965

Personnages clés

Pierre-Roland Giot - Archéologue A dressé un croquis en 1937.

Origine et histoire du Tertre de Kerleven

Le cairn de Kerleven, situé à La Forêt-Fouesnant (Finistère), est un monument mégalithique composé de deux cairns accolés construits successivement à la Préhistoire. Découvert par hasard en 1960 lors de travaux pour un camping, il fut partiellement détruit avant d’être fouillé entre 1961 et 1965. Classé monument historique en 1965, il révèle une architecture complexe avec trois chambres funéraires et des couloirs d’accès, typique des sépultures collectives du Néolithique.

Le cairn, de forme sub-trapézoïdale, était ceinturé de murs en pierres sèches et comportait des compartiments internes, similaires à ceux des sites du Morbihan ou du sud-Finistère. La chambre A, dans le premier cairn, est la plus ancienne (datée vers 2875 av. J.-C.), tandis que les chambres B et C, dans le second cairn, montrent une architecture symétrique avec des couloirs étroits et des compartiments latéraux. Les fouilles ont révélé un mobilier funéraire modeste : céramiques chasséennes, haches polies et une perle en verre bleu, suggérant une utilisation prolongée du site.

La destruction partielle du cairn en 1960 a effacé une grande partie de sa structure occidentale, mais les fouilles ont permis de reconstituer son organisation. Les murs de parement internes et externes, ainsi que les dalles en migmatite locale, indiquent une construction en deux phases. Les affinités architecturales avec les tumulus du Morbihan (comme Gavrinis) et les compartiments internes rappellent ceux de la Pointe du Souc’h, soulignant son importance dans le mégalithisme breton.

Le matériel archéologique, principalement concentré devant les entrées des chambres, comprend des vases à fond rond, des lames de silex et des haches polies plus tardives, témoignant de réutilisations postérieures. La datation au carbone 14 et le style céramique placent le monument dans le Chasséen occidental, une période marquée par l’essor des sépultures collectives. Aujourd’hui, le site, propriété privée, reste un exemple rare de cairn à chambres compartimentées en Bretagne.

Liens externes

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