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Tertre tumulaire et menhir debout

Tertre tumulaire et menhir debout

    Route Sans Nom
    56340 Carnac
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1900
2000
Néolithique
Construction du tumulus
1926
Restauration par Le Rouzic
19 juin 1931
Classement Monument Historique
1941-1942
Fouilles allemandes par Walbrug
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tertre tumulaire et menhir debout (cad. H 310) : classement par arrêté du 19 juin 1931

Personnages clés

Zacharie Le Rouzic - Archéologue et restaurateur Dirigea les fouilles et restauration de 1926
Friedrich Walbrug - Professeur et archéologue Fouilla le site en 1941-1942 pour le Reichsbund
Maurice Jacq - Collaborateur local Aida Walbrug lors des fouilles allemandes

Origine et histoire

Le tumulus de Kerlescan, aussi appelé tertre tumulaire de Kerlescan, est un monument mégalithique situé à Carnac, dans le Morbihan. Il se trouve entre l'enceinte mégalithique de Kerlescan (dite « cromlech nord ») et l'alignement occidental de Kerlescan, parfois nommé à tort « cromlech sud ». Ce site, long de 98 mètres et large de 15 mètres, est entouré d'une enceinte de petits blocs de pierre. Il a été partiellement fouillé et restauré en 1926 par Zacharie Le Rouzic, qui y découvrit cinq coffres funéraires, dont un central non exploré avant 1942.

Les fouilles menées par Le Rouzic en 1926 révélèrent quatre coffres contenant des artefacts néolithiques : une hache polie en fibrolithe, des fragments de poterie et des éclats de silex. Le cinquième coffre, fouillé en 1942 par Friedrich Walbrug sous l'Occupation allemande, mesurait 1,70 m de long et était entouré de deux cercles de pierres interprétées comme des foyers. Un second foyer, plus petit, fut identifié à proximité, ainsi qu'une plateforme de 40 mètres de long avec une quinzaine de foyers. Le sol sous le tumulus avait été égalisé et recouvert d'une couche de terre, tandis que des outils lithiques et des poteries furent retrouvés entre les pierres du cairn.

Le site a été classé au titre des monuments historiques le 19 juin 1931, après sa restauration. En 1941-1942, Friedrich Walbrug, mandaté par le Reichsbund, mena des fouilles complémentaires sur les parties non restaurées du tumulus, ainsi que sur des menhirs des alignements voisins. Ces travaux, réalisés avec l'appui de Maurice Jacq, permirent de compléter les connaissances sur les pratiques funéraires et rituelles néolithiques du site. Les artefacts découverts incluent des outils en quartzite, des meules, des polissoirs et des charbons de bois, témoignant d'une occupation humaine organisée autour de ce monument.

Le tumulus de Kerlescan illustre l'importance des sites mégalithiques dans le paysage culturel du Néolithique en Bretagne. Sa structure complexe, combinant coffres funéraires, foyers et enceintes, suggère des pratiques collectives liées au culte des ancêtres ou à des rituels communautaires. Les fouilles successives ont mis en lumière la technicité des constructeurs, capables d'édifier des monuments durables et de les intégrer dans un ensemble mégalithique plus vaste, caractéristique de la région de Carnac.

Liens externes