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Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs à Pézenas dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine urbain Théâtre Eglise baroque

Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs

  • 7 Rue Henri-Reboul
  • 34120 Pézenas
Théâtre de Pézenas
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Théâtre, ancienne église des Pénitents Noirs
Crédit photo : Fagairolles 34 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
34120 Pézenas, 7 Rue Henri-Reboul

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1589
Fondation des Pénitents Noirs
vers 1590
Construction de l'église
1605
Reconnaissance pontificale
1803
Achat comme bien national
1804
Transformation en théâtre
1899-1901
Rénovation majeure
1995
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Théâtre (cad. BN 266) : classement par arrêté du 17 février 1995

Personnages clés

Paul V - Pape (1552–1621) Reconnait la confrérie en 1605.
Paul Jeanbon - Architecte (actif fin XIXe) Dirige la rénovation de 1899–1901.
A. Saunière - Architecte municipal (XIXe) Travaux en 1867 et 1884.

Origine et histoire du Théâtre

Le monument, initialement une église construite vers 1590 par les Pénitents Noirs – une confrérie fondée en 1589 par des notables de Pézenas et reconnue par le pape Paul V en 1605 –, servit aussi de lieu de réunion pour les États du Languedoc au XVIIe siècle. De l’édifice d’origine, il ne reste que la façade à fronton brisé, ornée de pilastres ioniques et d’une rose, ainsi que la structure voûtée de la nef. La porte monumentale, unique à Pézenas, arbore des bossages, des chérubins et un fronton cintré décoré de volutes et de fruits, reflétant l’opulence de l’époque.

Vendue comme bien national pendant la Révolution, l’église est rachetée en 1803 par une société locale pour en faire un théâtre, inauguré en 1804. Le premier aménagement, inspiré des théâtres du XVIIIe siècle, comprend un parterre, des baignoires grillagées et deux niveaux de galeries, pouvant accueillir 500 spectateurs. La ville en devient propriétaire en 1857 après un achat décidé en 1855, et des travaux sont menés en 1867 et 1884 par l’architecte A. Saunière. Entre 1899 et 1901, l’architecte Paul Jeanbon entreprend une rénovation majeure, introduisant une salle à l’italienne avec un décor éclectique : vélums peints, charpente de fer ajourée, et une toile marouflée représentant une danse languedocienne et le clocher de Saint-Jean. Le vestibule est modernisé dans un style Art déco entre 1920 et 1930, avec des pochoirs de masques et guirlandes.

L’ancien lieu de culte conserve des traces de sa vocation religieuse, comme la fausse voûte d’ogives de la nef, divisée en cinq travées, et la sacristie voûtée d’arêtes, transformée en foyer des artistes. Le théâtre, classé Monument Historique en 1995, illustre l’évolution des goûts artistiques, du classicisme religieux du XVIe siècle au répertoire décoratif théâtral de la Belle Époque, en passant par des ajouts Art déco. Son rideau de scène, orné d’un monument à Molière, rappelle les fêtes organisées en son honneur en 1897, marquant un tournant dans son histoire.

Aujourd’hui propriété de la commune, le théâtre témoigne à la fois de l’histoire religieuse de Pézenas, avec la confrérie des Pénitents Noirs approuvée par l’évêque d’Agde en 1635, et de son rôle culturel depuis le XIXe siècle. Les décors intérieurs, comme les baignoires d’avant-scène ornées de masques et d’instruments de musique, ou la fausse charpente métallique superposée aux nervures gothiques, symbolisent cette dualité entre héritage sacré et vocation profane. Le bâtiment, situé 10 rue Henri-Reboul, reste un exemple rare de reconversion architecturale réussie, mêlant patrimoine médiéval et innovations scéniques du tournant du XXe siècle.

Liens externes

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