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Théâtre de l'Eldorado dans le Rhône

Théâtre de l'Eldorado

    21 Rue du Commandant Fuzier
    69003 Lyon
Propriété d'une société privée
Crédit photo : Charles Popineau (1871-1948) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1891
Achat du terrain
15 juin 1894
Inauguration du théâtre
1905
Première séance de cinéma
décembre 1929
Transformation en cinéma parlant
13 décembre 1982
Classement monument historique
mars 1993
Démolition du théâtre
12 mars 2010
Radiation des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Théâtre de l'Eldorado (cad. AM 109) : inscription par arrêté du 13 décembre 1982

Personnages clés

Claudius Porte - Architecte Conçoit le théâtre en 1894.
Jean-Paul Corrompt - Ancien propriétaire de la brasserie Famille gérante jusqu’en 1891.
M. Gentelet - Propriétaire et initiateur Acheteur du terrain en 1891.
Bruno Boëglin - Metteur en scène Dirige la troupe de 1977 à 1986.
Jack Lang - Ministre de la Culture (1992) Autorise la démolition en 1993.

Origine et histoire

Le théâtre de l’Eldorado fut édifié en 1894 sur l’emplacement d’une ancienne brasserie du cours Gambetta à Lyon, acquise par M. Gentelet en 1891. Confié à l’architecte Claudius Porte, il ouvrit ses portes le 15 juin 1894 avec des artistes du Moulin-Rouge, devenant rapidement un lieu populaire. Initialement dédié aux concerts, il évolua vers le mélodrame, la comédie et l’opérette au début du XXe siècle, avant de se transformer en cinéma en 1929, tout en conservant des numéros d’artistes pendant les entractes.

En 1977, le metteur en scène Bruno Boëglin y installa sa troupe jusqu’en 1986. Classé à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1982, le théâtre fut abandonné en 1992. Malgré son statut protégé, une dérogation ministérielle permit sa démolition en 1993 pour construire un immeuble de bureaux. Les éléments décoratifs classés (mascarons, colonnes, luminaires) devaient être réemployés dans le nouvel atrium, mais cette promesse ne fut pas tenue. Le site fut radié des monuments historiques en 2010.

Le bâtiment incarnait l’évolution des loisirs lyonnais, passant du music-hall au cinéma parlant, reflétant les transformations culturelles de la fin du XIXe et du XXe siècle. Sa destruction marqua la perte d’un patrimoine architectural et artistique majeur, malgré les tentatives de préservation partielle de ses décors. Les archives et études, comme celles d’Enzo Cormann (2017), documentent son histoire et son impact sur la vie culturelle lyonnaise.

Liens externes