Frise chronologique
1804
Projet initial
Projet initial
1804 (≈ 1804)
Première mention d’une « comédie » place Napoléon.
8 août 1808
Décret impérial
Décret impérial
8 août 1808 (≈ 1808)
Napoléon Ier ordonne la construction d’un théâtre.
1843
Décision municipale
Décision municipale
1843 (≈ 1843)
Lancement du projet définitif sous Bazile Moreau.
2 novembre 1845
Inauguration
Inauguration
2 novembre 1845 (≈ 1845)
Ouverture officielle du théâtre néo-classique.
1874
Éclairage au gaz
Éclairage au gaz
1874 (≈ 1874)
Modernisation et réfection des plafonds.
10 août 1912
Électrification
Électrification
10 août 1912 (≈ 1912)
Premier bâtiment communal raccordé à l’électricité.
1920
Arrivée du cinématographe
Arrivée du cinématographe
1920 (≈ 1920)
Adjudication pour des projections cinématographiques.
1977
Rénovation majeure
Rénovation majeure
1977 (≈ 1977)
Travaux intérieurs et mise aux normes.
20 novembre 1985
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
20 novembre 1985 (≈ 1985)
Inscription aux monuments historiques.
2005
Restauration totale
Restauration totale
2005 (≈ 2005)
Retour aux couleurs et décors de 1888.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures ; la salle de spectacle avec son décor à l'exception des fauteuils modernes (cad. AL 590) : inscription par arrêté du 20 novembre 1985
Personnages clés
| Napoléon Ier - Empereur des Français |
Signe le décret de 1808 pour sa construction. |
| Bazile Moreau - Maire de La Roche-sur-Yon |
Lance le projet définitif en 1843. |
| Urbain Pivard - Architecte-voyer |
Conçoit le bâtiment en 1845. |
| Louis-Lucien Penne - Décorateur nantais |
Collabore à la décoration intérieure. |
| Hippolyte Périer - Maire en 1874 |
Installe l’éclairage au gaz. |
| Lucien Genuer - Maire en 1911 |
Lance l’électrification du théâtre. |
| Bernard Pagès - Artiste contemporain |
Crée la fontaine Olof Palme en 1986. |
Origine et histoire
Le théâtre à l’italienne de La Roche-sur-Yon, édifié en 1845 sous l’impulsion du maire Bazile Moreau, s’inscrit dans un projet urbain initié dès 1804. Napoléon Ier avait encouragé sa construction par un décret de 1808, mais les difficultés financières retardèrent sa réalisation. Une salle provisoire dans les halles accueillit des représentations à partir de 1811, avant qu’un projet définitif ne soit lancé en 1843, confié à l’architecte Urbain Pivard et au décorateur Louis-Lucien Penne.
Le bâtiment, d’architecture néo-classique avec un fronton toscan et une coupole intérieure, fut inauguré le 2 novembre 1845. Sa salle en fer à cheval, typique des théâtres à l’italienne, offrait une acoustique remarquable. Les décors originaux, aujourd’hui disparus, furent restaurés en 2005 selon les teintes de 1888, intégrant stucs, dorures et toiles marouflées représentant les muses romaines. La place du Théâtre, aménagée ultérieurement, fut conçue pour mettre en valeur ce monument central.
Dès 1874, le théâtre connut des modernisations majeures : éclairage au gaz, puis électrique en 1912, chauffage central en 1922, et installation d’un cinématographe en 1920. Après des décennies d’usage intensif, une rénovation complète en 1977 et une restauration en 2005 permirent de préserver son cachet historique. Inscrit aux monuments historiques en 1985, il reste un lieu clé de la vie culturelle locale, accueillant spectacles, conférences et projections.
La fontaine Olof Palme, ajoutée en 1986 sur la place du Théâtre par l’artiste Bernard Pagès, symbolise les défis urbains et financiers de la ville. Ses trois colonnes brisées et ses mosaïques art-déco dialoguent avec l’architecture environnante, tandis que l’absence de bassin évoque le climat océanique régional. Ce projet, controversé pour son coût, s’inscrit dans le programme national « 7 fontaines monumentales en France ».