Frise chronologique
1893
Legs d'Urbain Couchouren
Legs d'Urbain Couchouren
1893 (≈ 1893)
Terrain destiné à un hospice, détourné pour le théâtre.
20 août 1899
Décret présidentiel
Décret présidentiel
20 août 1899 (≈ 1899)
Autorisation de construire le théâtre malgré le testament.
1902-1904
Construction du théâtre
Construction du théâtre
1902-1904 (≈ 1903)
Dirigée par l’architecte Georges Lafont.
11 et 19 février 1904
Inauguration en deux temps
Inauguration en deux temps
11 et 19 février 1904 (≈ 1904)
Première inauguration puis gala avec *Mireille*.
1913
Représentation de Sarah Bernhardt
Représentation de Sarah Bernhardt
1913 (≈ 1913)
Joue *L’Aiglon* sur la scène.
27 août 1997
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
27 août 1997 (≈ 1997)
Protection des façades, toitures et jardin.
1997
Rebaptisation en « Max-Jacob »
Rebaptisation en « Max-Jacob »
1997 (≈ 1997)
Hommage à l’écrivain local.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du théâtre ; jardin qui l'entoure (cad. BL 306) : inscription par arrêté du 27 août 1997
Personnages clés
| Urbain Couchouren - Avocat et donateur |
Lègue le terrain sous condition en 1893. |
| Émile Loubet - Président de la République |
Signe le décret autorisant le théâtre en 1899. |
| Georges Lafont - Architecte nantais |
Conçoit le bâtiment entre 1902 et 1904. |
| Émile Gaucher - Sculpteur nantais |
Réalise les sculptures de la façade en 1903. |
| Adrien Karbowsky - Décorateur parisien |
Orne l’intérieur du théâtre. |
| Sarah Bernhardt - Actrice célèbre |
Joue *L’Aiglon* en 1913. |
| Max Jacob - Écrivain quimpérois |
Inspire le nom du théâtre en 1997. |
Origine et histoire
Le théâtre Max-Jacob, situé à Quimper en Bretagne, a été construit entre 1902 et 1904 sur un terrain initialement destiné à un hospice, selon le legs de l’avocat Urbain Couchouren en 1893. La mairie, contournant cette clause testamentaire après un décret présidentiel de 1899, confia le projet à l’architecte nantais Georges Lafont. Les sculptures de la façade furent réalisées par Émile Gaucher, et les décors intérieurs par Adrien Karbowsky. L’inauguration eut lieu en février 1904, malgré des critiques sur son style architectural.
En 1913, la célèbre actrice Sarah Bernhardt s’y produisit dans L’Aiglon, marquant un moment fort de son histoire culturelle. Le théâtre fut rebaptisé « Max-Jacob » en 1997, en hommage à l’écrivain quimpérois, et inscrit aux monuments historiques la même année. Son architecture, inspirée des casinos et thermes de la Belle Époque, reflète l’opulence de cette période, bien que des modifications (portes, escaliers en 1949 ; plafond refait en 1957) aient altéré partiellement son état originel.
Le legs controversé de Couchouren inspira à Max Jacob sa pièce Le Terrain Bouchaballe, écrite vingt ans après les faits. Le théâtre apparait aussi dans le film Chère inconnue (1980) de Moshé Mizrahi, témoignant de son ancrage dans la culture locale et nationale. Aujourd’hui, il reste un symbole du patrimoine quimpérois, mêlant histoire juridique, artistique et architecturale.