Théâtre gallo-romain de Thénac en Charente-Maritime

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Théâtre gallo-romain

Théâtre gallo-romain de Thénac

  • Route de Bordeaux
  • 17460 Thénac
Théâtre gallo-romain de Thénac
Théâtre gallo-romain de Thénac
Théâtre gallo-romain de Thénac
Théâtre gallo-romain de Thénac
Théâtre gallo-romain de Thénac
Crédit photo : Cobber17 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
200
300
1800
1900
2000
Néolithique
Première occupation
Fin du IIe siècle
Déclin de l'utilisation
IIIe siècle
Abandon du site
1825-1828
Fouilles initiales
18 décembre 1990
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le théatre gallo-romain (cad. D 131) : classement par arrêté du 18 décembre 1990

Personnages clés

René Eschassériaux Archéologue ayant mené les premières fouilles du site.
Eugène Eschassériaux Petit-fils de René Eschassériaux, ayant publié les résultats des fouilles.
Robert Baleynaud Archéologue ayant mené des campagnes de fouilles à la fin des années 1960.
Aimé Bocquet Archéologue ayant réalisé des nettoyages et sondages en 1990.

Origine et histoire du Théâtre gallo-romain

Le théâtre gallo-romain des Arènes se situe à Thénac, en Charente-Maritime, sur l'ancienne voie romaine reliant Saintes à Bordeaux. Il fait partie d'un sanctuaire rural qui comprend au moins des thermes et une source, et le site présente une occupation dès le Néolithique (culture de Peu-Richard). De type théâtre à arène, il possède une cavea orientée vers l'est et un diamètre d'au moins 84 mètres, tandis que l'orchestra mesure 46,20 mètres de large. Construit en petit appareil de calcaire campanien sur un terrain plat, l'orchestra et la partie basse de la cavea reposent directement sur le substrat calcaire légèrement creusé. Sa structure particulière tient à des contreforts semi‑cylindriques intérieurs qui délimitent des caissons remplis de terre et renforcent le mur périmétral pour résister à la poussée des remblais. Cinq vomitoires rayonnants, pourvus de contreforts, traversent la cavea jusqu'à mi‑hauteur et la divisent en six cunei ; leurs entrées au niveau du mur périphérique sont soulignées par des pilastres à décor sobre. Les maçonneries servaient probablement de support à des gradins en bois, et il est vraisemblable qu'une galerie en bois surplombait le mur périphérique. Deux rangées de places, au contact de l'orchestra, semblent avoir été réservées à des dignitaires. L'existence d'un bâtiment de scène maçonné n'est pas assurée en l'absence de fouilles complètes ; la nature des spectacles a pu favoriser une grande orchestra plutôt qu'un édifice scénique, bien que de nombreux clous aient été retrouvés. Les investigations les plus récentes montrent toutefois la présence d'un mur de scène entièrement maçonné, longé par deux couloirs donnant accès à l'orchestra. Par comparaison architecturale avec d'autres monuments, l'édifice paraît avoir été construit sous le règne de Néron, puis moins utilisé à partir de la fin du IIe siècle et en service au moins jusqu'au troisième quart du IIIe siècle, après quoi il est abandonné et sert de carrière de pierre. Des fouilles partielles ont été menées de 1825 à 1828 par René Eschassériaux, publiées en 1880-1881 par son petit-fils Eugène ; de nouvelles campagnes ont eu lieu à la fin des années 1960 sous la direction de Robert Baleynaud, puis des nettoyages et sondages ont été réalisés en 1990 par Aimé Bocquet dans le cadre d'un aménagement paysager visant à mettre en valeur et protéger les vestiges. D'autres investigations ont eu lieu en 1994 sans qu'un compte rendu complet soit publié. Les vestiges ont été classés au titre des monuments historiques par arrêté du 18 décembre 1990. L'État a acquis le site le 25 juin 1986, puis l'a vendu à la commune le 21 mars 2000 ; depuis cette date, le théâtre appartient à la commune. La documentation comporte notamment des études de Marcel Clouet et la notice de la Carte archéologique de la Gaule pour la Charente‑Maritime, et des ressources sont accessibles via les bases Mérimée et Theatrum ainsi que le site mediolanum-santonum.fr.

Liens externes