Frise chronologique
Iᵉʳ siècle (règne de Néron, 54–68 ap. J.-C.)
Construction présumée
Construction présumée
Iᵉʳ siècle (règne de Néron, 54–68 ap. J.-C.) (≈ 61)
Comparaison avec monuments datés similaires
1825–1828
Premières fouilles
Premières fouilles
1825–1828 (≈ 1827)
Menées par René Eschassériaux
Années 1960
Fouilles modernes
Fouilles modernes
Années 1960 (≈ 1960)
Dirigées par Robert Baleynaud
18 décembre 1990
Classement MH
Classement MH
18 décembre 1990 (≈ 1990)
Arrêté de protection des vestiges
21 mars 2000
Transfert communal
Transfert communal
21 mars 2000 (≈ 2000)
Acquisition par la commune de Thénac
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le théatre gallo-romain (cad. D 131) : classement par arrêté du 18 décembre 1990
Personnages clés
| René Eschassériaux - Archéologue |
Premières fouilles (1825–1828) |
| Eugène Eschassériaux - Éditeur posthume |
Publication des travaux (1880–1881) |
| Robert Baleynaud - Archéologue |
Fouilles années 1960 |
| Aimé Bocquet - Archéologue |
Sondages en 1990 |
Origine et histoire
Le théâtre gallo-romain des Arènes, situé à Thénac en Nouvelle-Aquitaine, fait partie d’un vaste sanctuaire rural antique incluant des thermes et une source. Construit probablement sous le règne de l’empereur Néron (54–68 ap. J.-C.), il est abandonné au IIIe siècle après avoir servi de carrière de pierres. Ses vestiges, classés monuments historiques en 1990, se distinguent par une cavea de 84 m de diamètre et une orchestra semi-circulaire de 46,20 m, renforcées par des contreforts internes pour résister aux remblais. Le site, occupé dès le Néolithique (culture de Peu-Richard), se trouve à 5 km au sud de Mediolanum Santonum (Saintes), entre deux voies antiques reliant cette cité à Burdigala (Bordeaux).
Les fouilles, initiées en 1825–1828 par René Eschassériaux et publiées posthumément par son petit-fils Eugène (1880–1881), reprennent dans les années 1960 sous Robert Baleynaud, puis en 1990 avec Aimé Bocquet. Ces campagnes révèlent une structure en petit appareil calcaire, cinq vomitoires rayonnants divisant la cavea en six secteurs (cunei), et des indices d’un possible mur de scène maçonné, flané de couloirs d’accès à l’orchestra. Le théâtre, propriété de l’État de 1986 à 2000, est aujourd’hui géré par la commune de Thénac après des aménagements paysagers visant sa protection et sa valorisation.
L’architecture du théâtre, adaptée à un terrain plat, combine des gradins probablement en bois et un mur périphérique sobre, orné de pilastres aux entrées des vomitoires. Deux rangées de places près de l’orchestra suggèrent un espace réservé aux dignitaires. L’absence de fouilles exhaustives laisse planer des incertitudes sur l’existence d’un bâtiment de scène permanent, bien que des clous retrouvés sur place évoquent des structures en bois. Le monument illustre l’ingéniosité romaine pour concilier stabilité structurelle et fonctionnalité, dans un contexte de sanctuaire rural dédié à des pratiques cultuelles et spectaculaires.