Frise chronologique
1868
Inauguration
Inauguration
1868 (≈ 1868)
Ouverture comme café-concert par François Jamin.
1896
Modernisation
Modernisation
1896 (≈ 1896)
Remplacement de l’éclairage au gaz par l’électricité.
1933–1935
Ère Georgius
Ère Georgius
1933–1935 (≈ 1934)
Rebaptisé *Studio d’Art Comique*, faillite en 1935.
1945–1949
Théâtre d’avant-garde
Théâtre d’avant-garde
1945–1949 (≈ 1947)
Direction d’Agnès Capri, renommé *Théâtre Agnès Capri*.
3 avril 1984
Classement MH
Classement MH
3 avril 1984 (≈ 1984)
Inscription aux monuments historiques.
1998–présent
Direction Colla
Direction Colla
1998–présent (≈ 1998)
Louis-Michel Colla dirige le théâtre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le théâtre en totalité (cad. 14 : 01 AJ 5) : inscription par arrêté du 3 avril 1984
Personnages clés
| François Jamin - Fondateur |
Limonadier, constructeur du théâtre en 1868. |
| Georgius - Directeur (1933–1935) |
Relance le lieu avant sa faillite. |
| Agnès Capri - Directrice (1945–1949) |
Transforme le lieu en théâtre d’avant-garde. |
| Michel Fagadau - Directeur (1958–1982) |
Rénovation majeure du théâtre. |
| Louis-Michel Colla - Directeur (depuis 1998) |
Dirige également les théâtres des Mathurins et Rive Gauche. |
| Maurice Chevalier - Artiste emblématique |
S’est produit sur scène dans les années 1920–1930. |
Origine et histoire
Le Théâtre Montparnasse, initialement nommé Gaîté-Montparnasse, fut édifié en 1868 par le limonadier François Jamin à partir de matériaux récupérés du théâtre de l’Exposition universelle de 1867. Ouvert comme café-concert sous le nom Concert de la Gaîté-Montparnasse, il accueillit des artistes majeurs comme Polin, Yvette Guilbert ou Mayol, avant de devenir un lieu phare du music-hall avec des figures telles que Maurice Chevalier ou Fréhel. Son entrée, d’abord située Chaussée du Maine, fut déplacée rue de la Gaîté, et l’éclairage au gaz céda la place à l’électricité en 1896.
Dans les années 1930, le déclin du café-concert poussa Georgius à reprendre le lieu, le rebaptisant Studio d’Art Comique avant de faire faillite en 1935. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le music-hall connut un regain de popularité. À partir de 1945, Agnès Capri le transforma en théâtre d’avant-garde (Théâtre Agnès Capri), puis il fut dirigé par des figures comme Michel Fagadau (1958–1982) et Louis-Michel Colla (depuis 1998). Le théâtre, inscrit aux monuments historiques en 1984, compte 399 places et reste un pilier de la scène parisienne, alliant classique (Le Père Noël est une ordure) et créations contemporaines.
L’architecture du théâtre, partiellement héritée de l’Exposition universelle, conserve une structure interne d’origine, tandis que sa façade fut reconstruite. Rénové à plusieurs reprises (notamment en 1958 par Michel Fagadau), il intégra en 2010 le réseau Théâtres parisiens associés, regroupement de 50 salles privées. Aujourd’hui, il propose une programmation éclectique, du one-man-show (Patrick Timsit) aux adaptations littéraires (Le Bossu de Notre-Dame), tout en étant accessible aux personnes à mobilité réduite et climatisé.